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Evénements | Par Karima Mokrani | 23-07-2016

Les femmes et les métiers à risque ne sont pas concernés, a indiqué Sellal

La nouvelle loi sur la retraite effective en 2017

La nouvelle loi rétablissant à 60 ans l’âge de départ à la retraite sera examinée prochainement en Conseil des ministres et elle sera effective en 2017. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’a affirmé jeudi, en marge de la cérémonie de clôture de la session de printemps 2016 du Parlement.

La nouvelle loi rétablissant à 60 ans l’âge de départ à la retraite sera examinée prochainement en Conseil des ministres et elle sera effective en 2017. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’a affirmé jeudi, en marge de la cérémonie de clôture de la session de printemps 2016 du Parlement. C’est donc officiel, pas de recul sur cette recommandation de la tripartite d’annuler la retraite anticipée et de fixer à 60 ans l’âge de départ à la retraite y compris pour les salariés qui ont à leur actif plus de 32 ans de service. Une décision imposée par la situation financière du pays suite au déclin des prix des hydrocarbures, ainsi que le grand déficit de la Caisse nationale des retraités (CNR), ajouté à cela l’augmentation de l’espérance de vie en Algérie qui implique une croissance du nombre des personnes âgées. La tripartie a recommandé et le Premier ministre a répondu favorablement. Il a même appuyé l’appel allant dans ce sens bien avant que la dernière réunion de la tripartite ne soit programmée. Il semble toutefois que Sellal a également répondu à l’appel de certaines catégories –pas toutes- de ne pas être touchées par la nouvelle loi. Il s’agit des femmes, ainsi que des travailleurs qui exercent des métiers qualifiés de pénibles. Ainsi, «les femmes et les métiers pénibles ne seront pas concernés par la révision de la loi», a annoncé le Premier ministre, sans toutefois définir ces métiers dits pénibles. Ce sera chose faite lors de l’examen de la nouvelle loi en Conseil des ministres, peut être même avant. Autre chose, «ceux qui souhaitent continuer à travailler jusqu'à 65 ans pourront le faire dans certaines entreprises». Par ailleurs, a tenu à assurer le Premier ministre, si des travailleurs veulent déjà partir à la retraite (anticipée ou autre), «ils sont libres de le faire», mais avant que la nouvelle loi ne soit effective.

Ils ont donc encore quelques mois pour déposer leurs dossiers et plaider leur cause. Ce que Sellal ne dit pas, c’est qu’il n’est pas du tout évident que toutes les demandes qui seront déposées –et celles qui sont déposées depuis des mois- soient satisfaites. La raison est simple: les lenteurs de la procédure ne permettent pas l’optimise. Aux «recalés» de prendre leur mal en patience. Dans les mêmes déclarations faites à la presse, en marge de cette activité à l’APN, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a insisté: «Il importe de faire preuve d'objectivité à l'égard de cette question car il y va de la consécration des principes de justice et de solidarité intergénérationnelle.» Aussi, «ce projet de loi est l'aboutissement des consultations menées par le gouvernement avec les partenaires sociaux et le patronat lors de la tripartite». Sellal assurera qu'il s'agit «d'un retour à ce qui était en vigueur dans les années 1990». Par conséquent, le gouvernement ne fait rien d’autre que revenir à une situation qui existait par le passé. Pour terminer, Sellal dira: «Le gouvernement avait pris des mesures exceptionnelles pour couvrir les besoins des retraites. Le moment est venu de reprendre les choses en main et de créer un équilibre.» Le texte sera examiné en Conseil des ministres et présenté aux deux chambres du Parlement pour adoption. Comme c’était le cas des lois organiques issues de la révision de la Constitution, malgré les oppositions et les critiques, ce texte a lui-aussi de fortes chances de passer sans problème. Attendons la rentrée de septembre prochain pour voir si les syndicats autonomes de l’Education nationale et autres mettront à exécution leur menace de paralyser leurs secteurs respectifs dans une tentative d’empêcher le gouvernement –et ses relais- d’imposer aux travailleurs le nouveau texte.

K. M.

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