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Santé | | 25-01-2017

Etablissement hospitalo-universitaire d’Oran

PMA : jusqu’à 300 couples par an pris en charge

L’unité de Procréation médicalement assistée (PMA) de l’Etablissement hospitalo-universitaire (EHU) 1er-Novembre d’Oran prend en charge annuellement jusqu’à 300 couples souffrant d’infertilité, a indiqué, hier, le chef de service gynécologie-obstétrique.

L’unité de Procréation médicalement assistée (PMA) de l’Etablissement hospitalo-universitaire (EHU) 1er-Novembre d’Oran prend en charge annuellement jusqu’à 300 couples souffrant d’infertilité, a indiqué, hier, le chef de service gynécologie-obstétrique. Cette unité, 2e du genre à l’échelle nationale et mise en service en 2008, a commencé par une cinquantaine de couples par an et a continué à évoluer pour atteindre une moyenne de 300 couples les trois dernières années, a expliqué le Pr Belkacem Chafi à l'APS. Plusieurs méthodes de PMA sont utilisées au niveau de cette unité, à commencer par de toutes petites manœuvres, comme le scratching, les inséminations artificielles ou les traitements aux antioxydants,...qui «donnent d’excellents résultats», selon le Pr Chafi qui souligne le taux de réussite avec peu de moyens avoisinant celui enregistré dans des unités PMA européennes, dotées de beaucoup plus de moyens. Le taux de réussite dans ces pays est de 30%, a-t-il noté, se félicitant d’atteindre dans son unité un taux de 25% avec «les moyens de bord». Une bonne partie des cas, soit 15%, n’arrive pas jusqu’à la procréation médicalement assistée. Les examens et les analyses permettent de définir les causes de l’infertilité (infection, anémie, anomalies dans le spermogramme, insuffisances cardiaques…). Dans ce cas, il suffit de traiter la cause et de laisser le couple procréer naturellement. Pour les autres cas, le couple est soumis à une PMA utilisant plusieurs techniques, insémination artificielle et fécondation in vitro principalement. La prise en charge de cas d’infertilité coûte des centaines de milliers de dinars et le suivi au niveau de cette unité est gratuit, souligne le professeur, ajoutant que la PMA d’Oran s’occupe de couples qui viennent de différentes wilayas du pays. Le spécialiste a indiqué que beaucoup de cas d’infertilité sont dus à une désharmonie sexuelle, ajoutant que le couple est dans ce cas pris en charge par les psychologues de l’unité qui l'aident à dénouer le blocage pour avoir des relations sexuelles plus épanouies et plus fréquentes et pouvoir procréer naturellement. Le praticien a conseillé les couples qui veulent avoir des enfants de ne pas patienter longtemps avant de demander l’avis d’un spécialiste, faisant remarquer que beaucoup de couples ont tendance à penser qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter avant deux ans de vie conjugale sans enfant. Le Pr Chafi estime qu’il est préférable de se rapprocher d’un spécialiste après six mois seulement de vie conjugale, avec des rapports sexuels réguliers, soulignant que deux ans peuvent anéantir les chances d’avoir des enfants pour une femme de 40 ans par exemple. «Les couples jeunes peuvent se permettre d’attendre aussi longtemps, alors que les trentenaires et quarantenaires doivent agir vite», a-t-il ajouté.

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