INFOS
Société | Par Algérie presse service | 05-03-2017

Comparé à ses voisines proches, Médéa et Berrouaghia

La daïra d’Ouzera sort de sa léthargie grâce à un programme de «mise à niveau»

La daïra d’Ouzera, nord de Médéa, qui a cumulé un grand retard sur le plan infrastructurel, comparé à ses voisines proches, en l’occurrence Médéa et Berrouaghia, semble sortir aujourd’hui de son état de léthargie à la faveur d’un programme de «mise à niveau» qui boucle sa sixième année.

La daïra d’Ouzera, nord de Médéa, qui a cumulé un grand retard sur le plan infrastructurel, comparé à ses voisines proches, en l’occurrence Médéa et Berrouaghia, semble sortir aujourd’hui de son état de léthargie à la faveur d’un programme de «mise à niveau» qui boucle sa sixième année.

Meurtrie par plusieurs années de terrorisme, la daïra d’Ouzera, qui compte une population de trente mille habitants, répartis à travers les communes d’El-Hamdania, Benchicao, Tizi-Mahdi et Ouzera, se projette en plein avenir grâce aux efforts consentis par les pouvoirs publics en vue d’effacer les stigmates d’une période douloureuse qui a endeuillé beaucoup de familles et vidé des dizaines de villages et de hameaux de leurs habitants.

Après le rétablissement, à la fin de l’année 2002, de la sécurité dans les maquis ceinturant notamment les communes d’El-Hamdania et Ouzera, la daïra, soulignent ses responsables, va bénéficier d’une poignée de projets, essentiellement des infrastructures socio-éducatives, mais dont l’impact est resté très limité au vu du retard déjà enregistré et la forte pression exercée par le flux massif de «déplacés», qui ont fui leurs campagnes et zones montagneuses.

L’année 2010 consacre le début d’une dynamique qui va mettre progressivement «sur rails» ces communes, dont la principale ressource, soutient-on de même source, provient du secteur agricole, avec la programmation de nombreuses constructions scolaires, des projets d’habitat et d’adduction d’eau potable, en sus des aides accordées dans le cadre des différents dispositifs de soutien agricole.

L’objectif étant, selon des élus locaux, de faire face, d’une part, aux exigences induites par ce «mouvement de population» en direction des centres urbains et d’inciter, d’autre part, les exploitants agricoles à relancer la culture des terres et des vergers laissés à l’abandon pendant des années.

Deux communes, en l’occurrence Benchicao et Tizi-Mahdi ont profité pleinement des aides octroyées par le secteur agricole pour amorcer une nouvelle dynamique et retrouver une attractivité à même de favoriser la mise à niveau escomptée.

Les belles performances obtenues dans le secteur agricole ont réduit, plus ou moins, les effets engendrés par la décennie noire et permis aux habitants, en particulier les propriétaires de vergers, d’être moins dépendant de l’Etat, affirment-ils.

En appui aux actions menées sur le plan agricole, ces deux communes, qui totalisent une population de 13 mille habitants, se sont vus attribuer, entre 2010 et 2016, un quota de 540 logements, bénéficié de 22 projets, couvrant divers domaines, en sus des projets financés dans le cadre des programmes sectoriels, budget communal ou du fonds commun des collectivités locales (FCCL).

Un effort similaire a été mené en faveur des communes de Ouzera et d’El-Hamdania, auxquelles les pouvoirs publics ont affecté, durant cette même période, 17 projets, au titre du plan communal de développement (PCD), un programme de plus de 1 300 logements, dont 1 160 logements sont en cours de réalisation dans la seule commune d’Ouzera, ainsi que plusieurs autres projets socio-éducatifs, appelés à combler le déficit accusé jusque ici, indiquent les élus.

APS

Réactions (0)