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Economie | Par Rafik Elias | 07-03-2017

Les regards sont aussi braqués sur la Libye

Recul des prix du pétrole après la baisse de la prévision de croissance chinoise

Les prix du pétrole reculaient, hier, en cours d'échanges européens, pénalisés par la baisse des prévisions de la croissance chinoise, les productions russe et libyenne attirant par ailleurs l'intérêt des analystes.

Les prix du pétrole reculaient, hier, en cours d'échanges européens, pénalisés par la baisse des prévisions de la croissance chinoise, les productions russe et libyenne attirant par ailleurs l'intérêt des analystes. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 55,57 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 33 cents par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI), pour le contrat d'avril cédait 33 cents à 53,00 dollars. Les cours de l'or noir commençaient la semaine en baisse, effaçant une partie de leurs gains de vendredi. «Des acteurs du marché pointent du doigt la baisse des prévisions de croissance de la Chine. D'autres soulignent que la Russie ne diminue pas sa production aussi vite qu'elle l'avait promis», ont expliqué des analystes. «On attend une croissance d'environ 6,5%, même si nous nous efforcerons de faire mieux», a déclaré dimanche le Premier ministre Li Keqiang devant près de 3 000 membres du Parlement chinois. L'abaissement à 6,5% par la Chine dimanche de son objectif de croissance pour 2017 pèse également sur les cours car «cela pourrait signifier une moindre demande» en pétrole, minerai de fer et autres matières premières, a expliqué un analyste. Quant à la Russie, «selon le ministre de l'Energie, la production a atteint 11,11 millions de barils par jour (mbj) en février, soit son niveau de janvier», ont noté des analystes. La Russie s'était engagée aux côtés de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres grands producteurs à abaisser sa production sur les six premiers mois de 2017, mais de nombreux pays ne respectent pas ces promesses. Certains pays diminuent leur production de manière involontaire. «Tous les regards sont braqués sur la Libye, dont la production est affectée par des tensions accrues entre groupes armés», a rappelé un analyste.  «La production du pays aurait diminué de 50 000 barils par jour, ce qui devrait profiter à l'Opep, surtout que cette production pourrait encore diminuer», a-t-il ajouté.

Vendredi dernier, les cours du pétrole rebondissaient en fin d'échanges européens, profitant d'une légère baisse du dollar. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 55,65 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 57 cents par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet Crude» (WTI) pour le contrat d'avril gagnait 58 cents à 53,19 dollars.

R. E.

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