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Culture | Par Nasser Hannachi | 09-03-2017

Malgré l’apport pédagogique des matières artistiques

L’apprentissage des arts par les enfants bat de l’aile

L’Office national de la culture et de l’information (Onci) et le Théâtre régional de Constantine (TRC) présentent souvent des spectacles destinés aux enfants. Ils sont l’œuvre le plus souvent d’associations.

L’Office national de la culture et de l’information (Onci) et le Théâtre régional de Constantine (TRC) présentent souvent des spectacles destinés aux enfants. Ils sont l’œuvre le plus souvent d’associations. Contes mis en scènes, ballet… des affiches distrayantes loin de tout débat fructueux avec cette frange. En amont, le concept de développement intellectuel de l’enfant est quasi bloqué. Les ateliers implantés dans les maisons de la culture distillent timidement les rudiments malgré la floraison infrastructurelle dans la région. L’apprentissage artistique bat de l’aile quoique ce ne soit pas le cas pour les productions qui enregistrent un nombre croissant avec des thèmes variés. L’école aura aspiré moult fois à inculquer aux élèves des connaissances sur le théâtre, la musique, la poésie, la lecture. Le concept souhaité trébuche. Un programme adopté conjointement par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale. Jusqu’ici, les fleurons n’ont pas éclos. Les réticences, voire le désintéressement sanctionnent cette perspective. «Les parents ont un grand rôle pour inciter leurs enfants à se pencher sur les arts, et en particulier sur la lecture qui demeure une pierre angulaire indispensable à la compréhension de toute discipline», dira un pédagogue. La surcharge dans les programmes et la ruée vers les cours de soutien ont relégué toute activité artistique, à l’exception de quelques heures de distractions dans les espaces d’expression. «Le plus souvent, la plupart des disciples abandonnent. Soit par appréhension de ne pouvoir allier art et enseignement, soit par les irrégularités enregistrées dans ces lieux d’apprentissage où aucune stratégie n’est appliquée : volume horaire, pédagogie studieuse, moyens mis à la disposition des élèves…» Plus éloquent, le conservatoire de Constantine est fermé depuis quelques mois pour réhabilitation. Du coup, les élèves qui y suivent des cours ont lâché. Dans le domaine, du livre, lorsque les gestionnaires de la culture évoquent le créneau de la lecture publique, les chiffres sautent aux yeux. Ils ont trait en particulier au nombre d’ouvrages distribués, demeurant faible malgré la disponibilité des recueils dans la plupart des municipalités. La mobilisation des bibliothèques mobiles en périodes distinctes de l’année n’a pas eu les effets escomptés. Le lectorat parmi les jeunes occupe une échelle insignifiante. Les spécialistes décrient ce genre de promotion quantitative. Ils appellent à des initiatives plus concrètes incitant à l'adulation livresque «par plaisir» en premier lieu. Un tel projet requiert conteurs, pédagogues, associations et instituteurs.

Concilier théâtre, lecture et autres disciplines avec le cursus scolaire renvoie, selon quelques parents, à une équation difficile. Preuve en est l’éducation nationale peine à asseoir sa stratégie dans les établissements scolaires. Le manque de spécialistes dans ces matières constitue un handicap majeur. Dès les premières années du paraphe de la convention entre les deux tutelles, les enseignants d’arabe et de français assuraient quelques activités supplémentaires pour intéresser les élèves. Aucun bilan n’a été établi sur la réussite ou non de cette initiative.

N. H.

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