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Evénements | Par Karima Mokrani | 12-03-2017

Le parti privilégie les rencontres de proximité lors de la campagne électorale

Le RCD dénonce «l’argent sale et les entraves bureaucratiques»



Dans un communiqué rendu public hier, au lendemain de sa réunion en perspectives des législatives du 4 mai prochain, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a réagi aux déclarations de certaines parties qui ont jugé que la formation politique a perdu de son ancrage dans la société du fait qu’elle n’a pu déposer que 13 listes électorales auprès des services concernés. Le RCD justifie la faiblesse du nombre des listes électorales par des difficultés au niveau de l’administration et, pire encore, le recours des candidats d’autres formations à l’argent sale. Des accusations portées avant lui par le PT et le FFS contre l’administration et les candidats ayant recours à l’argent sale. Ainsi, lit-on dans le communiqué, «au sujet du recueil des parrainages aux élections législatives, le parti a engagé l’opération sur 25 wilayas où les structures ont pris l’engagement de se déployer pour recueillir les signatures requises. Devant l’argent sale et les entraves administratives comme l’exigence de l’utilisation d’un logiciel sans moyens ni formation, nombre de nos listes ont été rejetées sans possibilité de recours ou n’ont pu être déposées». Avec un tel dispositif sur le terrain, poursuivra-t-il, «le RCD a doublement payé les dispositions de la nouvelle loi électorale du fait qu’elle prend en référence le scrutin que le parti a précisément boycotté en 2012». Malgré cela, «le secrétariat national salue la mobilisation de l’ensemble des militants qui ont démontré que le redéploiement du parti à travers le territoire national est une réalité qui pave l’avenir». Et le parti de mettre en garde contre les tentatives d’imposer une configuration politique qui ne servira que des intérêts étroits : «Le RCD met en garde contre les tentations d’un modelage autoritaire du champ politique. Une telle opération, si elle venait à se produire, ne peut qu’approfondir la crise de confiance et de légitimité qui plombe l’action de l’Etat. Fort de notre histoire et des référents constitutifs de notre parti qui plongent dans les réalités sociales de notre pays, notre combat est, et reste, la mobilisation du peuple algérien pour le recouvrement de sa souveraineté afin de bâtir une société de prospérité et de progrès.» Très critique envers le pouvoir en place, la même formation politique affirme que «l’apathie du gouvernement est symptomatique de la volonté de maintenir un statu quo aussi vain que dangereux. La récente tripartite dont, encore une fois, les syndicats autonomes sont exclus, s’apparente à une provocation. Ni le chômage galopant ni la hausse vertigineuse des prix des produits de base n’ont fait l’objet d’une quelconque communication, encore moins de mesures. Dans tous les domaines d’activité, rien ne semble faire décider le gouvernement à agir. C’est le cas aussi devant le pourrissement qui s’installe dans de nombreux secteurs de l’université et qui peut conduire, y compris, à l’irréparable». Parlant du secteur de l’enseignement supérieur et du mouvement de protestation en cours, initié par les étudiants en médecine et en chirurgie dentaire, le RCD rejettera toute la responsabilité sur le département ministériel. Il dira : «Dans cette affaire, le ministère de l’Enseignement supérieur est le seul responsable de l’entame d’une grève de la faim des étudiants de la filière de médecine dentaire (Tizi Ouzou, Blida, Annaba, Sétif, Constantine, Oran et Sidi Bel Abbés) déjà en arrêt de cours depuis trois mois.» Pour ce qui est de l’action de sensibilisation afin d’amener les électeurs à voter RCD, ce dernier affirme privilégier le travail de proximité : «Devant la volonté du pouvoir d’entretenir le pessimisme ambiant et de sponsoriser la démobilisation, l‘exécutif du parti a décidé d’instruire l’ensemble des structures du parti et les comités en charge de l’animation de la campagne électorale dans chaque wilaya d’œuvrer à faire connaitre notre programme électoral en privilégiant les rencontres de proximité dans les quartiers, les villages, les lieux de travail et à travers et le tissu associatif».

K. M.

s pour toute une faune de filous et de fripons qui ternissent son image historique. Affaire encore à suivre.

N. K.

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