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Culture | Par Sihem Bounabi | 12-03-2017

La 11e édition se tiendra du 13 au 18 mars à Oran

Festival du conte sous le slogan «Si le goual m’était conté»

Ce rendez-vous culturel organisé par l’association «Le Petit lecteur» s’inscrit dans le cadre du projet visant à valoriser et protéger le patrimoine immatériel, financé par le ministère de la Culture et l’Union européenne,




 

Le 11e Festival du conte se déroulera du 13 au 18 mars prochain à Oran sous le slogan «Si le goual m’était conté», annonce l’association de promotion de la lecture «Le Petit lecteur» sur son site officiel. Il est précisé que «pour cette 11e édition sur le thème de l’art du conte, les conteurs venus du pourtour méditerranéen, du Maghreb, du monde arabe, Europe et d’Afrique ont répondu présents ! C’est grâce à leur dévouement et leur soutien depuis la création de cet évènement en 2007, que ce festival s’est inscrit dans la durée». Ainsi, plus d’une vingtaine de conteurs venus de Tunisie, Maroc et de Mauritanie prendront part, pour la première fois, à ce festival pour mettre en exergue le patrimoine populaire au Maghreb arabe aux côtés de conteurs algériens.

Ce rendez-vous culturel entrant dans le cadre du projet visant à valoriser et protéger le patrimoine immatériel, financé par le ministère de la Culture et l’Union européenne (UE), accueillera également une pléiade de conteurs du Liban, Syrie, France, Espagne, des Etats unis d’Amérique et du Congo.

Il soulignera à ce sujet que «durant sept jours, les paroles voyageuses iront à la rencontre des enfants, des jeunes et des adultes dans les écoles, les centres culturels, les instituts et associations partenaires dans la wilaya d’Oran. Ces artistes de la parole et du récit nous feront découvrir à travers leurs histoires les cultures, les us et les coutumes de par le monde. Des voyages au gré des mots mèneront les conteurs dans les communes de la wilaya d’Oran et limitrophes, à Sidi Bel-Abbès, Mascara, Mostaganem, Beni Saf et Tlemcen».

Dans le cadre de cette 11e édition, les contes algériens seront mis en valeurs par la présence de conteurs algériens venus de différentes wilayas du pays qui présentera tout un éventail de contes populaires algériens en langues arabe et amazighe pour faire connaître plus le patrimoine national que recèle chaque région. Les organisateurs ont prévu également des cercles de conte populaire aux établissements scolaires, au parc d’attraction «Ibn Badis», aux bibliothèques, des centres culturels d’Oran, Sidi Bel-Abbès, Mostaganem et de Tlemcen. Il est à noter que le programme détaillé de cette 11e édition est disponible sur la page officiel de la manifestation.

Par ailleurs, la nouveauté dans cette édition est la participation de dix jeunes conteurs sélectionnés parmi vingt quatre amateurs à une formation en conte populaire, qui se tiendra du 7 au 12 mars prochain au complexe touristique «Les Andalouses» sous la direction de deux conteurs français professionnels permettant aux jeunes de présenter des spectacles en groupes et en individuels lors de cette manifestation.

L’association souligne à ce sujet que «l’occasion encore une fois pour nous, de renouer avec les arts de la parole et redonner toute la place à la littérature orale, et faire le pont avec la transcription, l’écrit et la sauvegarde de la mémoire des hommes et des femmes témoins de leur temps. Et c’est dans ce sens que cette onzième édition a été précédée par la mise en place de la résidence sur l’art de conte au bénéfice de nos jeunes conteurs venus des différentes régions d’Algérie, animée par nos amis et talentueux conteurs Sylvie Vieville et Luigi Rignanesse»

Ainsi, l’association précise que l’occasion sera donnée à ces jeunes «de dire, raconter, expérimenter en allant à la rencontre du public, et être garant d’assurer la relève dans l’art du conte. Mais pour cela, il est évident que la promotion de l’art du conte ne pourra se faire que si la profession d’artiste-conteur sera reconnue au même titre que le métier d’acteur ou de tout autre artiste du spectacle».

Pour rappel, l’association du «Petit Lecteur» a vu le jour grâce à quelques personnes de bonne volonté, des hommes et des femmes de différents horizons, universitaires, enseignants, femme au foyer, journaliste avec comme objectif que «nos enfants doivent lire et pas seulement le manuel scolaire comme c’est le cas. Qu’ils lisent pour le pur plaisir, s’évader, rêver, se construire et pour devenir des citoyens à part entière».

S. B.

 

 

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