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Evénements | Par Reda Cadi | 19-03-2017

Week-end politique de précampagne pour les législatives

Le taux de participation, souci majeur des partis

Bien avant le début officiel de la campagne électorale pour les législatives, le 20 avril prochain, les responsables de partis engagés dans cette joute sont déjà entrés en précampagne. Ils sont sur le terrain pour mobiliser leurs troupes afin qu’elles poursuivent le travail auprès des électeurs et convaincre ces derniers, d’abord, d’aller voter - le taux de participation est le souci des partis comme des pouvoirs publics -, et ensuite de faire le bon choix, en votant pour les listes de leurs formations respectives. Le week-end a ainsi été mis à profit pour ces sorties «promotionnelles».

Bien avant le début officiel de la campagne électorale pour les législatives, le 20 avril prochain, les responsables de partis engagés dans cette joute sont déjà entrés en précampagne. Ils sont sur le terrain pour mobiliser leurs troupes afin qu’elles poursuivent le travail auprès des électeurs et convaincre ces derniers, d’abord, d’aller voter - le taux de participation est le souci des partis comme des pouvoirs publics -, et ensuite de faire le bon choix, en votant pour les listes de leurs formations respectives. Le week-end a ainsi été mis à profit pour ces sorties «promotionnelles».

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a choisi l’extrême-sud, Illizi, où il a animé, hier, un meeting populaire et, la veille, une rencontre avec les militants de son parti. Lors de sa rencontre avec les citoyens, il les a appelés à voter massivement. Le SG du RND a aussi alerté sur les idées et manœuvres destructrices intruses visant la division du peuple et la déstabilisation du pays. A ce titre, il a exhorté certaines formations politiques et analystes économiques à éviter de semer le désarroi et le doute quant à la capacité de l’Algérie de relever les défis qui se posent à elle et de sortir de la mauvaise passe qu’elle traverse, sans trop de dégâts. Les pouvoirs publics s’emploient, a-t-il dit, à générer de nouvelles ressources, de sorte  à contribuer à une libération de la dépendance aux hydrocarbures et à instaurer une dynamique d’investissement dans le tourisme, l’agriculture et autres, et capitaliser les facilitations  préconisées par l’Etat dans ce sens, a soutenu M. Ouyahia, citant l’exemple du programme spécial, lancé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de la wilaya de Biskra en 2009 et portant sur le soutien à l’agriculture et les avantages accordés à l’investissement, au Sud notamment. L’Etat algérien, a-t-il ajouté, accorde un intérêt particulier à tout ce qui a trait à la vie quotidienne du citoyen et n’a pour cela pas introduit de charges fiscales sur des segments essentiels (eau, santé, éducation, alimentation et autres). «Il appartient, toutefois, de mettre fin à la spéculation sur les prix», a-t-il souligné. La veille, lors de sa réunion avec les militants du RND, il leur avait demandé d’œuvrer à l’ancrage, chez le citoyen, de la culture de la protection de la sécurité des frontières nationales, en appui aux efforts des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP). Les habitants de la wilaya d’Illizi «sont largement conscients des défis sécuritaires, du fait de la position de leur wilaya dans une région limitrophe à des pays connaissant des turbulences sécuritaires, à l’instar de la Libye», dira-t-il, affirmant que le développement exige la stabilité et la sécurité. A ce titre, M. Ouyahia a exhorté les militants du parti à sensibiliser les citoyens sur les efforts déployés par l’Etat pour l’essor des régions du Sud, dont la wilaya d’Illizi. En réponse à la question d’un intervenant sur le gel de certains projets de développement dans cette région, le secrétaire général du RND, qui assume également les charges de directeur de cabinet du président de la République, dira que la chute des prix du pétrole a induit une baisse des recettes de l’Algérie, l’obligeant à geler les projets non prioritaires, ce qui ne signifie aucunement un désengagement de l’Etat sur le plan social et socioéconomique. S’agissant de la préparation des législatives, M. Ouyahia a demandé aux militants du parti de se mobiliser pour la campagne, en insistant sur l’appel à une participation massive des électeurs.

La Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a promis, elle, hier à Alger, que la campagne de son parti «ne sera pas idéologique ou dogmatique, mais nationale par excellence, car elle constituera une occasion pour  défendre les acquis réalisés à la faveur de la guerre de libération». Mme Hanoune, qui s’exprimait lors d’une réunion avec les cadres du parti, dira que la campagne électorale accordera la priorité aux problèmes qui «pèsent sur les citoyens» sous  l'effet des lois promulguées par le gouvernement et aux «solutions applicables». La SG du PT exprimera le vœu que son parti obtiendra la «majorité aux élections pour pouvoir influer sur le déroulement des évènements». Mme Hanoune ne manquera pas de réitérer sa condamnation la plus forte des «pratiques politiques immorales» ayant caractérisé l'élaboration des listes électorales de certaines formations, allusion faite à l’achat des voix. Elle  demandera aux électeurs de boycotter toutes les listes électorales concernées par ces pratiques (sans dire comment reconnaitra-t-on ces listes) et appellera la justice à intervenir rigoureusement pour sanctionner les auteurs.

Pour sa part, le président du Front Al Moustaqbal, Abdelaziz Belaïd, est, lui, resté à Alger, pour une réunion de coordination avec les têtes de listes de son parti, qui aura 550 candidats dont 365 universitaires, a-t-il indiqué. Le Front Al Moustaqbal participera aux prochains élections législatives avec des listes «propres et jeunes jouissant d'un excellent niveau scientifique et politique», a indiqué M. Belaïd. Détaillant la composante de ces listes, il dira qu’elles comptent 365 universitaires, dont 17 docteurs alors que 182 candidats, des jeunes en majorité ne dépassant pas les 41 ans, ont un niveau secondaire. Quant à la gente féminine, elle représente 31% du total des candidats du parti. Concernant la présence de son parti, M. Belaïd dira qu’il a rencontré «certaines difficultés au niveau de six wilayas», mais qu’il a toutefois déposé 52 listes, 48 à l'échelle nationale et 4 pour les circonscriptions de la communauté nationale à l'étranger. Pour la campagne électorale, il présentera les grands axes du programme du parti qui convergent tous vers l'édification d'un Etat de droit et de justice. M. Belaïd ne manquera pas de dénoncer l'«utilisation de l'argent» pour acheter les voix des citoyens, phénomène condamné par tous mais qui continue à polluer les élections en Algérie.

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, également en précampagne à Alger, a, de son côté, appelé les têtes de listes de son parti à jouer la carte de la «franchise» dans leurs interventions et contacts avec les citoyens-électeurs. «Vous devez vous exprimer avec franchise, lors de la campagne électorale, en évoquant les problèmes du pays, et proposer des solutions objectives», recommandera-t-il. Les législatives 2017 sont «une étape politique importante […], à même d'aboutir à un Parlement différent des précédents, car elles s'inscrivent dans le cadre d'amendements constitutionnels qui soumettent le député à l'autorité de son parti», dira-t-il. «L'élu et le candidat ne sont que des outils chargés de la mise en œuvre des programmes des partis», a-t-il expliqué. La campagne électorale du FNA, qui ciblera «la classe moyenne, les catégories marginalisées, les femmes et les jeunes, sera la campagne d'un peuple», car elle appelle, dans son discours, à «prendre en compte les défis de la prochaine étape», ajoutera M. Touati.

Le Secrétaire général du mouvement El Islah, Filali Ghouini, a, lui, choisi la ville de Relizane pour tenir un séminaire avec les candidats du parti islamiste. Au cours de cette rencontre, le responsable insistera sur le «rôle important et efficient» des assemblées élues, qu’elles soient communales ou de wilaya, dans le développement d’une région, et donc du pays, ainsi que la prise en charge des préoccupations du citoyen. A l’instar de M. Touati, il estime que ces législatives sont importantes, car elles constitueront l’étape «charnière» pour une nouvelle étape. L’accomplissement du devoir électoral, a-t-il dit, «est la clé de réussite de tout processus politique eu égard à son impact important dans la construction d'institutions fortes qui protégeraient la patrie et les gains du peuple». Aussi, appellera-t-il également à la participation massive

R. C./APS

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