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Monde | Par la Rédaction Internationale : | 20-03-2017

Pékin et Washington se sont engagés à renforcer leurs relations

Chine-USA : le temps des rapprochements ?

Le président chinois, Xi Jinping, et le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, se sont engagés, hier à Pékin, à travailler pour renforcer leurs relations. Xi a rencontré le chef de la diplomatie américaine quelques heures après l'annonce d’un test de fusée par la Corée du Nord, qui cherche à se doter de missiles intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire jusque sur le sol américain.

Le président chinois, Xi Jinping, et le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, se sont engagés, hier à Pékin, à travailler pour renforcer leurs relations. Xi a rencontré le chef de la diplomatie américaine quelques heures après l'annonce d’un test de fusée par la Corée du Nord, qui cherche à se doter de missiles intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire jusque sur le sol américain. Ce test avait visiblement été programmé pour coïncider avec l'arrivée à Pékin, samedi, de Tillerson. Le Président chinois a en tout cas parlé de sa conversation téléphonique le mois dernier avec Donald Trump, au cours de laquelle le Président américain s'était engagé à ne pas entretenir de relations officielles avec le gouvernement taïwanais, contrairement à la menace qu'il avait laissé planer après son élection.  «Lui comme moi pensons que nous devons faire des efforts conjoints pour faire progresser la coopération sino-américaine», a déclaré Xi Jinping. «Nous pensons que nous pouvons faire en sorte que la relation avance de façon constructive dans la nouvelle ère. Je suis confiant que tant que nous faisons cela, notre relation pourra certainement avancer dans la bonne direction». Avant Pékin, Tillerson avait fait étape à Tokyo et Séoul, où il avait insisté sur le fait que les Etats-Unis n'allaient plus suivre la politique de «patience stratégique» mise précédemment en œuvre par Washington envers Pyongyang, une politique qui selon lui a échoué. Il avait aussi souligné qu'une opération militaire américaine était notamment «une option sur la table», des déclarations tranchant avec la politique de la Chine, un des soutiens des Nord-Coréens. La relation sino-américaine s'est récemment tendue du fait du déploiement, en Corée du Sud, d'un bouclier antimissile que Pékin voit comme une menace pour sa propre souveraineté. La Chine a en outre été l'une des cibles de Trump pendant sa campagne, le milliardaire accusant ce pays d'avoir «volé» des millions d'emplois aux Etats-Unis. Mais Tillerson a adopté à Pékin un ton beaucoup plus conciliant. «Nous savons que par le dialogue, nous arriverons à une meilleure compréhension qui conduira à un renforcement des liens entre la Chine et les Etats-Unis et donnera le ton de notre future relation de coopération», a-t-il déclaré. Quelques heures avant sa rencontre avec Xi Jinping, Rex Tillerson avait assuré que Pékin et Washington allaient «travailler ensemble pour voir si (ils pourraient) amener le gouvernement de Pyongyang à changer de position». Le dernier test d'une fusée lanceuse de satellites par la Corée du Nord avait eu lieu en septembre 2016, test là aussi réalisé en la présence de Kim Jong-Un. La Corée du Nord a réalisé deux essais nucléaires l'an passé. On ignore dans l'immédiat si la visite de Tillerson a permis de faire avancer les négociations sur un possible sommet entre Xi et Trump. Cette rencontre pourrait avoir lieu à Mar-a-Lago, en Floride, dans la luxueuse résidence de week-end du milliardaire républicain.

R. I.

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