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Sport | Par A. Lemili | 21-03-2017

Kheireddine Zetchi élu président de la Fédération algérienne de football

La FAF entame une nouvelle ère

Comme il n’était pas prévu, Kheireddine Zetchi a été élu à la présidence de la Fédération algérienne de football (FAF), mais bien loin du résultat à la soviétique que d’aucuns lui donnaient compte tenu de l’absence d’autres candidats, malgré également des bruits et chuchotements qui ont accompagné cette élection depuis que le nom du président du Paradou athletic club a été évoqué. Et autant dire que l’élimination des huit autres candidatures en a un peu rajouté à un scénario à la Dan Brown.

Comme il n’était pas prévu, Kheireddine Zetchi a été élu à la présidence de la Fédération algérienne de football (FAF), mais bien loin du résultat à la soviétique que d’aucuns lui donnaient compte tenu de l’absence d’autres candidats, malgré également des bruits et chuchotements qui ont accompagné cette élection depuis que le nom du président du Paradou athletic club a été évoqué. Et autant dire que l’élimination des huit autres candidatures en a un peu rajouté à un scénario à la Dan Brown.

A la lecture des résultats, tout sportif qui se respecterait ne pourrait qu’être convaincu sachant que c’est quand même un tiers de l’assemblée générale qui n’a pas donné sa voix au candidat unique. Autant dire que dans ce cas de figure, le nouveau président n’est pas en terrain conquis et c’est sans doute tant mieux pour l’exercice d’une fonction qui, quelque part, exige un minimum d’opposition, non pour le simple de faire de l’opposition, mais beaucoup plus pour ne pas donner la latitude à son premier responsable la possibilité de renouveler une espèce de césarisme dans laquelle semblait se complaire son prédécesseur. Il y a lieu en effet de souligner que l’assemblée générale est constituée de 104 membres dont 35 ont voté contre la candidature de Kheireddine Zetchi, 4 bulletins ont été considérés comme nuls et vraisemblablement il manque un membre, celle-ci en comptant 104. Autant dire que le nouvel impétrant est d’ores et déjà tenu de convaincre ceux qui ont voté contre lui, de confirmer la confiance placée en lui par ceux qui lui ont donné leur voix et dans la foulée s’échiner dans un environnement, une discipline où tout est foncièrement hostile, à regrouper dans son giron les membres qui, initialement, ne lui sont pas acquis.

Comme nous le soulignions dans l’édition d’hier, c’est à un véritable chantier que Kheireddine Zetchi va être confronté et pour avoir réussi ce qu’il a fait avec le PAC il pourrait être l’homme de la situation quoiqu’il faille restituer à leur stricte proportion les deux missions. L’adversité ne viendra pas seulement que du ou des terrains, mais tout aussi des couloirs et les deux confondus ont accouché de ce qu’est devenue la discipline la plus populaire d’Algérie. Violence, arbitrage, formation, droits sociaux des footballeurs, obligations des clubs professionnels, ne voilà-t-il pas un faisceau impressionnant de fronts à ouvrir durant les quatre années de mandat de la nouvelle équipe. Celle-ci pourrait se brûler néanmoins les ailes dès l’instant où elle aurait à répondre à l’urgence comme cela a sans doute été le cas initialement pour le président sortant. Or, il n’y a pas qu’une urgence, mais beaucoup d’urgences qui ont fait que jusque là toutes les parties et acteurs impliqués ne s’en sont tenus qu’à des actions immédiates lesquelles, hélas, n’ont été d’un grand apport ni à la fédération ni au football et encore moins à ces milliers de personnes qui se rendent chaque week-end au stade.

Sur le plan international, soulignons quand même qu’avec l’exigence de changement qui a soufflé sur la CAF récemment et la FIFA précédemment, le renouvellement opéré au sein de la FAF ne pourrait qu’être favorablement accueilli.

A. L.

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