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Economie | Par Bahia Aliouche | 23-03-2017

La nouvelle hausse des réserves américaines ravive les inquiétudes sur la surproduction mondiale

Le pétrole accentue sa baisse

Les prix du pétrole reculaient hier en cours d'échanges européens, les premières données hebdomadaires sur les réserves américaines faisant état d'une nouvelle hausse, ce qui ravive les inquiétudes sur la surproduction mondiale. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 50,34 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 62 cents par rapport à la clôture de mardi.

Les prix du pétrole reculaient hier en cours d'échanges européens, les premières données hebdomadaires sur les réserves américaines faisant état d'une nouvelle hausse, ce qui ravive les inquiétudes sur la surproduction mondiale. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 50,34 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 62 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI), pour la même échéance, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, cédait 58 cents à 47,66 dollars. En milieu de matinée, le Brent a atteint 50,05 dollars, son niveau le plus bas depuis fin novembre, tandis que le WTI  limitait légèrement ses pertes en raison du changement de contrat. «Le marché avait gagné du terrain en début de séance mardi, mais il y a eu un virement de bord radical après la publication des données de (la fédération privée) American Petroleum Institute (API), qui a déclenché la vente», ont expliqué des analystes. Ces données hebdomadaires donnent une idée aux marchés de l'évolution du marché aux Etats-Unis, dont les réserves atteignent de nouveaux records depuis le début de l'année alors que la demande n'absorbe pas l'offre surabondante. «Les données pour la semaine passée (achevée le 17 mars) montre une hausse de 4,5 millions de barils. Les données du gouvernement américain pourraient accentuer la baisse» si elles confirmaient une hausse marquée des réserves, ont ajouté ces analystes. Les marchés tablent désormais en moyenne médiane sur une hausse de 3 millions de barils de brut, selon un consensus d'analystes compilé par Bloomberg.

Par ailleurs, les observateurs s'intéressent à la prochaine réunion du comité de surveillance de l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires, qui se tiendra ce week-end au Koweït. «Alors que nous approchons doucement de la réunion officielle de l'Opep qui se tiendra fin mai, et où le cartel décidera de renouveler ou non son accord de limitation de la production pour six mois de plus, il est important de surveiller de près les acteurs clefs de l'Opep» que sont le secrétaire général, Mohammed Barkindo, les responsables saoudiens et irakiens», a expliqué un analyste.

B. A.

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