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Economie | Par Rafik Elias | 02-04-2017

La perspective d'une reconduction de l'accord de l’Opep rassure le marché

Le pétrole boucle la semaine en hausse

Les cours du pétrole ont terminé la semaine sur une progression d'environ 5%, dans un marché rassuré notamment par la perspective d'une reconduction de l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la baisse de la production durant le deuxième semestre de l'année. Le marché pétrolier est également sous pression suite à l’arrêt de production de puits pétroliers en Libye à cause d’affrontements entre factions armées et l’annonce des réserves américaines qui sont en dessous des prévisions.

Les cours du pétrole ont terminé la semaine sur une progression d'environ 5%, dans un marché rassuré notamment par la perspective d'une reconduction de l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la baisse de la production durant le deuxième semestre de l'année. Le marché pétrolier est également sous pression suite à l’arrêt de production de puits pétroliers en Libye à cause d’affrontements entre factions armées et l’annonce des réserves américaines qui sont en dessous des prévisions.

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a terminé la semaine à 52,83 dollars sur le contrat pour livraison en mai à l'Intercontinental exchange (ICE) contre 50,51 dollars lundi dernier, alors que le prix du baril Light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, a fini à 50,60 dollars sur le contrat pour livraison en mai au New York Mercantile Exchange (Nymex) contre 47,53 dollars.

«La tendance reste à la hausse face aux attentes d’une poursuite des réductions de la production au-delà du premier semestre de l'année», a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates. En effet, la perspective de voir l’Opep prolonger la réduction des quotas de production, qu'elle a mise en œuvre le 1er janvier dernier pour une période initiale de six mois, a été remise sur la table cette semaine par le ministre du Pétrole du Koweït qui n’a pas exclu une reconduction des quotas, pour laquelle l’Algérie a plaidé. Au cours de la semaine, le marché ainsi été soutenu par la satisfaction de l'Opep et plusieurs pays non membres de l’organisation quant au respect de leur accord de réduction de l'offre. Mieux, lors de la 2e réunion du comité ministériel de suivi des accords Opep et non-Opep, dimanche dernier à Koweït, le comité a indiqué que la reconduction de l'accord au-delà de juin prochain sera examinée.

En décembre 2016, onze pays producteurs non-Opep s’étaient engagés à coopérer avec les membres du cartel pour réduire leurs productions afin de permettre au marché d’absorber l'offre surabondante. La réduction a fixé le volume de 1,8 million barils par jour à partir du 1er janvier 2017 pour une période de 6 mois renouvelable. Le comité s'est déclaré «satisfait des progrès réalisés pour un total respect des ajustements volontaires de la production et exhorte tous les pays participants à agir pour parvenir à un respect à 100%» des réductions décidées. Selon le comité qui comprend l’Algérie, le Koweït, le Venezuela, la Russie et le Sultanat d'Oman, les pays Opep et hors Opep ont respecté en février à

94% leurs engagements, en hausse de 8 points par rapport à janvier.

A ces réductions «programmées» se sont ajoutées les baisses de l’offre conjoncturelles dues à la fermeture de champs pétroliers libyens au centre de conflits entre des factions armées et la progression des stocks américains de pétrole en deçà des prévisions, qui ont aussi pesé sur le marché. L’arrêt de la production des champs pétroliers de  Sharara et de Waha en Libye ont fait chuter de 252 000 barils la production quotidienne du pays, à moins de 500 000 barils alors que les réserves commerciales de brut aux Etats-Unis n'ont progressé que de 900 000 barils, quand des analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur une hausse de 2 millions.

De leur côté, les stocks d'essence ont reculé de 3,7 millions de barils et  les produits distillés (fioul de chauffage, gazole) de 2,5 millions de barils. Ces chiffres ne pouvaient qu’impacter positivement les prix du pétrole.

R. E.

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