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National | Par Rabah Iguer | 10-04-2017

En concession dans le cadre de la promotion du tourisme

Attribution de 70 sources thermales au privé



Soixante-dix sources thermales, sur un total de 282 à travers le territoire national, ont été octroyées en concession dans le cadre de la promotion du tourisme thermale, a indiqué à l'APS Djamel Alili, directeur des activités thermales au ministère de  l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat. Des concessions pour l’exploitation de 70 sources thermales ont été  octroyées à des investisseurs privés après étude de leurs dossiers par une  commission intersectorielle composée de représentants des ministères du Tourisme, de la  Santé et des Ressources en eau, a précisé M. Alili. Il a appelé dans ce cadre à l'exploitation des sources thermales  disponibles au niveau national pour la concrétisation de projets  touristiques et la promotion du tourisme interne. Ces sites thermaux situés au niveau de 24 wilayas du pays, dont Sétif,  Guelma, Khenchela, Mila, Biskra, Ain Timouchent, Blida et Ain Defla, Saïda,  Tissemsilt, Djelfa, El Oued, Mascara, Tlemcen et Oran, comptent 8 stations thermales publiques qui font actuellement l'objet d'une opération de  modernisation et réorganisation. M. Alili a affirmé que les statistiques réalisées en 2015 montrent que le  pays dispose 282 sites thermaux dont 61% sont des sources d'eau minérale  naturelle au nord du pays et 39% des sources d'eau souterraine au sud du  pays. Le même responsable a indiqué que 30 projets touristiques thermaux, d'un  coût de plus de 12 milliards de dinars, sont en cours de réalisation  affirmant que ces projets contribueront à la création de près de 2 000 postes d'emploi. Il a précisé dans ce contexte qu'environ 13 nouvelles stations thermales  appartenant à des investisseurs privés ont été mises en exploitation  récemment, soulignant l'intérêt accordé par le secteur du tourisme à cette activité à travers l'adoption de mesures de facilitation en matière d'investissement et l'intervention pour aplanir les difficultés financières qui entravent la réalisation des projets thermaux. M. Alili a précisé, dans ce sens, que le ministère concerné avait conclu  au cours des dernières années plusieurs conventions avec 11 banques  publiques pour la facilitation des opérations d'octroi de crédits aux investisseurs, notamment ceux porteurs de projets d'activité thermale. Il a rappelé les dernières mesures prises par le secteur du tourisme pour  développer l'organisation et faciliter l'exploitation de ces stations  thermales en matière d'investissement, soulignant que le décret ministériel  de 1999 portant gestion de ces stations a été actualisé en 2007 en vue de  renforcer et de définir les méthodes de classification de ces projets  thermaux et les modes d'exploitation de leurs eaux minérales. L'Algérie compte 8 stations thermales relevant du secteur public et 13 stations appartenant à des privés, outre les centres de thalassothérapie de  Sidi Fredj et d'Oran. Selon les statistiques, près de 500 000 personnes se rendent annuellement  à ces établissements pour des soins ou pour des vacances. Environ 3  millions de clients par an ont été enregistré d'où, a-t-il dit, la  nécessité de promouvoir ce type d'activité «importante et vitale» pour le développement économique au regard de son apport financier tout au long de l'année. Le directeur des stations et activités thermales a fait état, dans ce  contexte, de travaux de modernisation, de développement et d’aménagement de 8 stations thermales publiques, y compris les stations de Hammam Righa dans  la wilaya de Ain Defla, Guergour à Sétif, Bouhnifia à Mascara, Hammam  Rabi (Saida), Salihine à Biskra, Hammam Debagh à Guelma et Hammam Bouhadjar dans la wilaya de Tlemcen, en plus de la réhabilitation d’environ 40 hammams traditionnels.  L’enveloppe  allouée aux opérations de modernisation et d’extension de  l’activité de ces complexes thermaux est estimée à 12 milliards de dinars, inscrite au titre d’un budget de 70 milliards de dinars destiné à la  réhabilitation et la modernisation d’environ 65 établissements touristiques  publics au niveau national. Par ailleurs, M. Alili a mis l’accent sur l’impératif de soutenir la  formation au profit de ces stations thermales, en vue de renforcer les  qualifications de la main d’oeuvre spécialisée et de promouvoir les  prestations touristiques, indiquant à ce propos que plus de 200 médecins,  agents paramédicaux et masseurs ont déjà bénéficié au cours des dernières  années d’une formation. Pour les besoins de la promotion de cette activité  vitale et prometteuse   pour le développement du tourisme interne et pour l’attrait de touristes  étrangers, le responsable a indiqué qu’une stratégie nationale a été tracée  pour développer et faire contribuer l’activité touristique thermale dans la  concrétisation du développement économique, l’amélioration de l’image  touristique de l’Algérie et le renforcement du marché national dans ce  domaine. A travers cette démarche, «nous désirons accorder de l’importance au  marché interne par l’amélioration de la qualité des prestations pour  attirer les touristes nationaux et assurer la pérennité de l’économie, et s’ouvrir sur le marché externe, en vue d’attirer les touristes étrangers qui viendront passer leurs vacances dans ces stations thermales», a-t-il  ajouté. Grâce à la coordination et la coopération avec le secteur de la santé, le département du tourisme tend également à intégrer la spécialité de soins thermaux dans chaque station thermale, en plus de la consolidation des espaces de loisir et de divertissement au sein de ces établissements, a affirmé le même responsable.  Cette stratégie comprend, selon M. Alili, le classement, la protection  et la valorisation des sites riches en eaux thermales, ainsi que la  création de zones d’expansion touristique dans ce domaine d’activité, d’autant plus que le nombre de ces zones disposant de sources thermales,  est estimé à 17 à l’échelle nationale, outre la réalisation d’études techniques pour la réhabilitation et renforcement des sources thermales de  faible débit. M. Alili a également exhorté les investisseurs, dans le cadre de la  réalisation des projets, à prendre en charge les aspects loisirs et  environnement  à travers la création d’espaces de divertissement et  loisirs, l’aménagement d’espaces verts et l’investissement pour la  réalisation de centres de thalassothérapie, rappelant à cet égard,  l’existence  de 2 centres en cours de réalisation (1 dans la wilaya d’Oran  et 1 à Ténès). M. Alili a également appelé à la création d’une école de formation dans le  domaine du tourisme thermal et de la thalassothérapie outre l’étude minutieuse des coûts financiers encourus durant le séjour des clients dans ces stations  et leur détermination d’une manière rationnelle et responsable.

R. I.

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