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Culture | Par Rédaction Culturelle | 17-04-2017

Festivités commémoratives du 37e anniversaire du printemps amazigh

Coup d’envoi des activités culturelles au village Cheurfa d’Azeffoun

Le lancement officiel des festivités commémoratives du 37e anniversaire du printemps amazigh a été donné samedi passé, par le wali de Tizi Ouzou, Mohammed Boudarbali, à partir du village Cheurfa, dans la daïra d’Azeffoun avec le coup d’envoi des activités culturelles organisées à cette circonstance.

Le lancement officiel des festivités commémoratives du 37e anniversaire du printemps amazigh a été donné samedi passé, par le wali de Tizi Ouzou, Mohammed Boudarbali, à partir du village Cheurfa, dans la daïra d’Azeffoun avec le coup d’envoi des activités culturelles organisées à cette circonstance.

A cette occasion, Mohammed Boudarbali, a estimé que «les évènements du 20 avril 1980 sont inscrits dans les anales de l’histoire de l’Algérie contemporaine», rapporte l’APS.

Il a également affirmé que cette date, célébrée dans une ambiance particulièrement festive, concerne tout le pays puisque la dimension amazighe représente l'un des éléments constitutifs de la personnalité de l’Algérie.

Le wali de Tizi Ouzou a souligné à cet effet que «l’Algérie ne saurait négliger ses origines culturelles. L’Etat algérien a accordé à Tamazight la place naturelle qui est la sienne dans la vie nationale grâce à beaucoup de sacrifices d'hommes et de femmes de cette région et de tout le pays. Sa consécration comme langue nationale et officielle a contribué à l’enrichissement et au développement de la culture algérienne qui s’appuie sur un socle sûr».

Il a également relevé que de grands efforts ont été consentis en vue de développer la langue et la culture amazighes, tout en indiquant que «beaucoup reste encore à faire et les chercheurs et les académiciens devront jouer leur rôle pour asseoir des bases scientifiques sures de cet héritage ancestral commun à tous les Algériens».

 Il a également soutenu le fait que fêter le 20 avril ne signifie pas que le combat est arrivé à sa fin. Nous devons en faire une occasion pour dialoguer et débattre des acquis actuels, des voies idéales et des moyens qui assureront son développement et son confortement en tant que constante de l’identité nationale.

Le chef de l'exécutif de Tizi Ouzou a tenu également à rendre hommage à Mouloud Mammeri qui a mis toute sa vie au service de Tamazight, ainsi qu’à Tahar Djaout sur lequel un recueillement à eu lieu au niveau du village Aït Chafaâ.

 Pour sa part, la directrice de la culture, Nabila Goumeziane, a souligné que le 20 avril a marqué le début d’une nouvelle ère dans le combat identitaire amazigh et depuis le travail mené par les militants de la cause a abouti à sa constitutionnalisation comme langue nationale et officielle.  Elle a déclaré à l’APS que «l’enjeu aujourd’hui est de mettre tous les moyens humains et matériels pour son développement et son épanouissement».

Au premier jour de cette commémoration qui se poursuivra jusqu’au 24 avril prochain, le village Cheurfa a choisi de sortir des oubliettes la tradition ancestrale Amaguer N’Tefsut (l’accueil du printemps) marquée par une opération de plantation d’arbres, la cueillette des fleurs et une ouaâda où des plats traditionnels sont dégustés.

Les étudiants du département de langue et littérature françaises de l’Université Mouloud-Mammeri ont rendu hommage à l’écrivain, chercheur et anthropologue Mouloud Mammeri, à travers la lecture de textes extraits de ses romans dont «La traversée» et «La colline oubliée» ainsi que sa lettre à Mohand Azwaw traduite en Tamazight.

R. C.

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