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Evénements | De notre correspondant à Constantine A.Lemili | 17-04-2017

MEETING DE MOKRI A CONSTANTINE

«Avec le MSP, le pays connaîtra l’autosuffisance dans une dizaine d’années»

Pour Abderezak Mokri,  président du MSP, qui a discouru au cours de l’après-midi d’hier au sein de la Maison de la culture Mohamed Laïd-Khalifa à Constantine, «L’Algérie connaîtra l’autosuffisance dans dix ans, sera la première puissance industrielle africaine et figurera parmi les dix mondiales dans vingt ans». Et forcément, il désigne son parti comme étant la seule formation politique à même d’atteindre ces objectifs pour peu que les élections du mois de mai prochain soient honnêtes.

Pour Abderezak Mokri,  président du MSP, qui a discouru au cours de l’après-midi d’hier au sein de la Maison de la culture Mohamed Laïd-Khalifa à Constantine, «L’Algérie connaîtra l’autosuffisance dans dix ans, sera la première puissance industrielle africaine et figurera parmi les dix mondiales dans vingt ans». Et forcément, il désigne son parti comme étant la seule formation politique à même d’atteindre ces objectifs pour peu que les élections du mois de mai prochain soient honnêtes.

En fait, de bout en bout, toutes les personnes qui ont défilé à la tribune de la maison de la culture détenaient les mêmes éléments de langage dont celui bien entendu de faire de la publicité comparative entre le MSP et le reste des partis politiques et peu importe qu’ils soient proches du pouvoir ou positionnés dans l’opposition. Néanmoins, il préconise à la fin de son discours et donnant l’impression d’avoir oublié ses propos premiers, Abderezak Mokri estime que par un consensus politique général, les difficultés multidimensionnelles auxquelles fait face l’Algérie peuvent être surmontées. Mais faudrait-il donc encore que la solution obéisse au programme politique sur lequel 134 cadres du MSP auraient cogité durant trois années et  duquel viendra le changement.

Mettant sa présence à Constantine avec le 16 avril, date commémorative du décès du cheikh Abdelhamid Benbadis, il s’appesantira sur le poids politique du savant religieux sur la Révolution algérienne et de l’influence intellectuelle qu’il aura eu sur de grands martyrs dont Zirout Youcef à l’est du pays et Hammou Boutlelis à l’Ouest. Mais s’il évoque la Révolution de novembre, quelles qu’auraient pu être les divergences prévalant à l’époque, comme étant une réalité avant tout cimenté par la religion, il opposera à cette certitude le dévoiement des grands principes sur lesquels a été posé et a reposé le conflit contre l’occupant français. Et de cause à effet, il reviendra sur l’illégitimité d’un pouvoir qui s’est jusqu’à maintenant par la falsification des successives élections, n’hésitant pas pour cela à scinder ses architectes ou du moins les acteurs qui y président en trois parties : ceux acquis aux lobbies étrangers et qui braderaient les richesses nationales, ceux qui ont d’étroits intérêts personnels et enfin des nationalistes intègres qui se complairaient en spectateurs des violences qui sont faites à la patrie et auxquels l’orateur reproche l’inaction.

Dans un autre registre, Abderezak Mokri parlera carrément d’une Algérie en état de faillite, soulignons que les réserves monétaires sont nulles, que 70% des recettes des hydrocarbures sont consacrées à payer travailleurs et fonctionnaires, que la facture alimentaire serait passée de 12 milliards de dollars à 68 de 2002 à 2014.

Enfin, pour le président du MSP il serait hors de question que ses listes ne «raflent» pas la majorité et pour appuyer son argumentaire A. Mokri s’en remet à la confiance témoignée par les populations à l’endroit de ses élus encore en exercice, à l’accueil chaleureux réservé aux candidats des prochaines élections à l’occasion des activités de proximité et des adhésions en permanente augmentation de nouveaux militants. Et partant de cette certitude, il conclut en s’adressant non sans arrogance à la salle : «Mais dites-moi, si ce ne sont les candidats de notre parti qui gagneront haut la main ces élections qui d’autres pourraient les gagner ?»

En fait, A. Mokri a tenu un véritable discours de campagne électorale, autrement dit un discours plein d’engagements, de promesses auquel, sans doute, lui et ses cadres croient avec sincérité sauf que tout ce monde fait abstraction des autres formations politiques lesquelles évidemment tiennent également le même.

A. L.

 

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