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Evénements | De notre correspondant à Annaba Mohamed Rahmani | 17-04-2017

Désintérêts des citoyens et passivité des candidats

La campagne fait du sur-place à Annaba

Exceptés les deux rassemblements du FLN et du RND qui ont quelque peu fait bouger la campagne électorale Annaba,  c'est le calme plat et l'activité politique se réduit à l'ouverture de permanences çà et là avec des chants patriotiques et des musiques du terroir diffusés par des hauts parleurs installés dans la rue pour faire du bruit et attirer les passants.

Exceptés les deux rassemblements du FLN et du RND qui ont quelque peu fait bouger la campagne électorale Annaba,  c'est le calme plat et l'activité politique se réduit à l'ouverture de permanences çà et là avec des chants patriotiques et des musiques du terroir diffusés par des hauts parleurs installés dans la rue pour faire du bruit et attirer les passants.

Les sites d’affichage vandalisés pour la plupart avec des affiches lacérés et des commentaires pas très flatteurs n’intéressent pas les citoyens malgré la présence de badauds autour qui sont là juste par curiosité pour découvrir les candidats et en taxer certains de sobriquets réducteurs. Certains partis MPA, MEN, El Ittihad, FFS, PT Indépendants, ne trouvant apparemment pas la bonne recette se contentent des affichages et des contacts de proximité pour essayer de séduire un électorat visiblement pas intéressé par la chose politique.

En sillonnant la ville et les communes voisines, on découvre que des affiches  sont placardées en dehors des sites installés par l’administration ainsi que des banderoles de partis politiques et d’indépendants déployées sur des façades ou accrochées en travers de la rue. Une infraction au code électoral qui interdit ces pratiques mais qui apparemment n’a pas donné lieu à une réaction de la représentation locale de la  haute instance de surveillance des élections. Une situation qui encourage certains à afficher même  à proximité des écoles  et des édifices  publics si ce n’est sur leurs façades.

Les partis islamistes, particulièrement El Ittihad représentant trois formations tablent sur une campagne fortement appuyée par les contacts directs avec les populations surtout dans les quartiers défavorisés qui constituent leur terrain de prédilection. Ils y sont déjà implantés et y ont tissé un réseau de relations qui peut rapporter gros le jour des élections. Les militants y résidant y opèrent depuis longtemps travaillant au corps leurs voisins qu’ils réussissent à convertir à leur thèse par une critique acerbe des gouvernants mais aussi par cette compassion enjouée qu’ils font paraitre pour convaincre de leur aptitude à changer la situation en s’imposant comme l’alternative unique.

Les autres formations se complaisent dans leur léthargie attendant un redémarrage qui tarde à venir et qui peut leur faire rater le «train» de la campagne ; un train qui ne s’arrêtera pas pour les prendre.

M. R.

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