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Régions | Par Algérie presse service | 18-04-2017

Agriculture de montagne et développement local

Un hectare de figuier de barbarie rapporte en moyenne 200 000 DA/an

Un hectare de figuier de barbarie rapporte en moyenne 200 000 DA/an a indiqué, hier à Tizi Ouzou, le chef de bureau des statistiques de la subdivision agricole de Sidi Aïch (wilaya de Béjaïa), Nadira Oulebsir, lors d'une rencontre de formation et de valorisation de cette espèce de cactée. Ce revenu peut être réalisé par la valorisation des différentes parties de cette plante, du nom scientifique Opuntia ficus-indica, a expliqué cette responsable, qui a présenté une communication intitulée «Figuier de barbarie outil efficace pour le développement durable» dans le cadre d’une formation de deux jours, organisée par l’Institut de technologie moyen agricole spécialisé en agriculture de montagne (Itmas) de Boukhalfa.

Un hectare de figuier de barbarie rapporte en moyenne 200 000 DA/an a indiqué, hier à Tizi Ouzou, le chef de bureau des statistiques de la subdivision agricole de Sidi Aïch (wilaya de Béjaïa), Nadira Oulebsir, lors d'une rencontre de formation et de valorisation de cette espèce de cactée. Ce revenu peut être réalisé par la valorisation des différentes parties de cette plante, du nom scientifique Opuntia ficus-indica, a expliqué cette responsable, qui a présenté une communication intitulée «Figuier de barbarie outil efficace pour le développement durable» dans le cadre d’une formation de deux jours, organisée par l’Institut de technologie moyen agricole spécialisé en agriculture de montagne (Itmas) de Boukhalfa.

Mme Oulebsir qui est également vice-présidente d’une association nationale pour le développement du cactus, Cactus-dz, a observé que le prix moyen d’un kilo de fleurs séchées du cacatus est de 2 000 DA. Un rendement de 20 kilos de fleurs séchées/hectare permet d’assurer un revenu supplémentaire de 40 000 DA/hectare, a-t-elle estimée. Toutefois, a-t-elle relevé, la récolte précoce des fleurs, avant qu’elles ne commencent à sécher, réduit le taux de sucre dans le fruit, d’où l’importance de choisir la période de récolte, le produit que l’on souhaite valoriser ou d’opter pour des variétés dont les fruits ne sont pas comestibles si on souhaite se spécialiser dans la production de fleurs.

S’agissant du fruit lui-même qui est la partie la plus consommée en Algérie, cette intervenante a indiqué que le rendement d’un verger en pleine production est de 12 à 24 tonnes /hectares, et offre un revenu moyen de 100 000 DA. Le rendement des raquettes, partie servant d’aliment pour le bétail ou consommées comme légume dans certaines régions où elle rentre dans la préparation d’une sauce pour le couscous est de 2 000 et 4 000 raquettes le hectare, a observé la conférencière. Le prix d’une raquette est estimé à 2 DA symboliques par le Haut commissariat au développement de la steppe (HCDS), qui achète ce produit afin de soutenir cette culture. Avec une pluviométrie comprise entre 150 et 400 mm/an, en l’absence de fertilisation, la variété inerme (sans épines) du figuier de barbarie peut produire de 20 à 100 tonnes de raquettes à l'hectare par an, ce qui permet de garantir au producteur un revenu moyen annuel de 60 000 DA, a relevé Mme Oulebsir.

En plus de ces produits frais, il existe une gamme importante des produits à base du figuier de barbarie issus de la transformation de cette plante et qui ont une forte valeur ajoutée tel que l’huile extraite des graines du fruit dont le coût est de pas moins de 500 euros le litre, le vinaigre, farines, pectines, la confiture et aliments de bétail entre autres.

Cette formation, organisée par l’Itmas de Tizi Ouzou, dans le cadre du Programme de renforcement des capacités humaines agricoles et techniques (Prchat) lancé par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, dans le but de développer la culture de la figue de barbarie, se poursuivra aujourd’hui avec des démonstrations pratiques sur la plantation et la valorisation de cette plante.

APS

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