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Evénements | Par Rabah Iguer | 18-04-2017

En raison d'une grève des travailleurs à la suite du licenciement de 5 syndicalistes

Le journal Liberté absent des kiosques

Le journal Liberté est absent des étals depuis hier, en raison d'un mouvement de grève, entamé dimanche, par les travailleurs de ce quotidien, suite au licenciement des membres de la section syndicale.

Le journal Liberté est absent des étals depuis hier, en raison d'un mouvement de grève, entamé dimanche, par les travailleurs de ce quotidien, suite au licenciement des membres de la section syndicale. Le secrétaire général de la section syndicale du journal, Omar Bourebaba, a indiqué que cette grève «sera maintenue jusqu'à la satisfaction de nos revendications, à savoir l'annulation du licenciement abusif des membres de la section syndicale et leur réintégration dans leurs postes de travail». «Tous les membres de la section syndicale viennent de recevoir une décision de licenciement abusif, et ce, en violation de toutes les lois de la République», a ajouté le responsable syndical qui reproche à la direction «de remettre en cause et d'une manière définitive les acquis des travailleurs». Se référant aux articles 53 et 53 bis de la loi 91-30, le syndicat du quotidien Liberté a rappelé qu’ «aucun délégué syndical ne peut faire l’objet, de la part de son employeur, d’un licenciement, d’une mutation ou d’une sanction disciplinaire, de quelque nature que ce soit, du fait de ses activités syndicales». Il estime encore «plus grave», le fait que «le directeur de la publication a fait intervenir la police au sein du quotidien Liberté». Tout en s’excusant auprès des lecteurs et annonceurs, le syndicat annonce que les travailleurs ont décidé d’une grève illimitée jusqu’à l’annulation des décisions de licenciement. Pour sa part, la direction du journal a indiqué, dans un communiqué diffusé hier, sur le site internet du journal, que «cinq personnes, auxquelles ont été notifiées des décisions de licenciement en date du 16 avril 2017, conformément à législation, suite à une entrave au fonctionnement de l’entreprise, commise, sous couvert de leur qualité de syndicalistes, en date du 10 avril 2017, ont récidivé ce jour en occupant, avec d’autres travailleurs, les locaux de la PAO, empêchant de fait la confection technique du journal que la rédaction avait pourtant réalisé». Elle ajoute qu’en date du 10 avril 2017 «les 5 personnes concernées, ont bloqué, sous couvert encore une fois d’une assemblée générale (AG) des travailleurs, le fonctionnement de la PAO pendant 2 heures, alors que la direction, se basant sur l’article 174 de la convention collective, avait émis son opposition à la tenue de cette réunion pendant les heures de travail, non sans proposer la date du jeudi 13 avril à 16 heures pour la tenue de l’AG et même mettant à la disposition des demandeurs la salle de conférence du journal». Notons que le syndicat avait publié en date du 9 avril dernier un communiqué affirmant que la convention collective stipule clairement le droit du syndicat à organiser son AG durant les heures de travail, ne manquant pas de préciser que la section syndicale du journal, forte de 15 ans d’expérience, a toujours tenue ses AG durant les heures de travail sans que cela ne perturbe le fonctionnement. Rappelons enfin que le syndicat avait appelé en date du 4 avril dernier à une AG «suite à l’offensive menée par la direction contre les travailleurs, leurs acquis et leurs représentants […]. Et suite à une fuite en avant concernant plusieurs revendications restées en suspens ainsi qu’une gestion catastrophique de l’entreprise».

R. I.

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