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Culture | Par Rédaction Culturelle | 19-04-2017

L’Archipel de sable à l’affiche à la salle Ibn Zeydoun

Une quête spirituelle au cœur de la violence coloniale

Le Centre algérien de développement du cinéma  (Cadc)  organise aujourd’hui, à partir de 19h, sous l'égide du ministère de la Culture, la projection du long métrage de fiction l'Archipel de sable du réalisateur algérien Ghaouti Bendedouche, à la salle lbn Zeydoun (Oref)  en présence du réalisateur.

Le Centre algérien de développement du cinéma  (Cadc)  organise aujourd’hui, à partir de 19h, sous l'égide du ministère de la Culture, la projection du long métrage de fiction l'Archipel de sable du réalisateur algérien Ghaouti Bendedouche, à la salle lbn Zeydoun (Oref)  en présence du réalisateur. Ce long métrage coproduction algéro-française se déroule en en 1939, à la veille de la seconde Guerre mondiale. Il est précisé dans le synopsis que l’histoire retrace le calvaire d'un jeune peintre français affecté à Biskra pour accomplir son service militaire. Celui-ci s'incruste alors dans la société algérienne et s'habitue aux us et coutumes locaux. Du coup, il commence à protester contre la soumission pour dénoncer toute forme de colonisation tout en défendant les droits de l’Homme. Le jeune peintre s'engage à défendre les idées de la tolérance et de la liberté pour faire face aux règles rigides de l'injustice des colons.

Le scénario et les dialogues du film sont signés Mourad Bourboune tandis que la direction photo est signée par le talentueux que Allal Yahiaoui, et la musique par Mohamed Rouane.

Pour rappel, ce long métrage avait déjà été projeté en 2013 à l’occasion de sa projection en avant première. L'archipel de sable avait été nécessité huit semaines de tournage, en 2007, dans les régions de Biskra, El-Oued et Laghouat.

Lors de sa projection en avant première, le réalisateur avait déclaré aux médias confier que «le film est une parabole sur la violence en surface et en profondeur une quête spirituelle». Il avait ajouté que «l'archipel de sable est aussi la rencontre de deux hommes, de deux mondes et de deux civilisations dans le désert et dont seul le désert en sortira vainqueur».

Le film est d'abord un témoignage sur la colonisation de l'Algérie, même s'il se veut aussi un hymne à la tolérance et à l'ouverture sur le monde.

Il avait ajouté concernant le personnage du français que «Jaques Berthier ne se satisfait pas de sa vie dans cet Occident dont il constate le déficit culturel. L'étouffement dans sa société le jette sur les routes du Sahara algérien, colonisé par la France. Au cours de cette errance, Berthier rencontre un homme hors du commun, Gacem, responsable d'une confrérie soufie qui innerve tout le Sud saharien. Dès lors, commence pour Berthier une lente initiation aux coutumes du Sud et son socle spirituel : le soufisme. Mais le Sahara est condamné, les forces d'occupation veulent déplacer la population pour créer dans ce désert des régions stratégiques de premier ordre. La France a des projets, par l'installation de postes militaires qui contrôleraient tout cela, pour l'exploitation de toutes les richesses minières que recèle ce grand désert». Résultat, s'installent le désordre et la haine pendant que la population résiste».

R. C.

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