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Théma | Par Chahira Cheref | 19-04-2017

Le secteur a connu une réelle progression ces dernières années

Les centres sanitaires de proximité soulagent les citoyens

Ces dernières années, la prise en charge des citoyens dans le secteur de la santé a connu une importante amélioration par rapport aux années et ce, grâce aux efforts multipliés par les services concernés dans l’objectif d’améliorer le cadre du citoyen.

Ces dernières années, la prise en charge des citoyens dans le secteur de la santé a connu une importante amélioration par rapport aux années et ce, grâce aux efforts multipliés par les services concernés dans l’objectif d’améliorer le cadre du citoyen. A Alger, les citoyens ont une multitude de choix entre polycliniques de proximité, hôpitaux ou établissements privés, chacun choisit le lieu qui convient avec sa situation et son état financier. Grâce à la mise en place des polycliniques dans les différentes communes, les habitants se soignent aujourd’hui à des prix symboliques. Les gens à faibles revenus se permettent des soins dans de meilleures conditions. «Ma femme avait un problème de dents, vu que je ne travaille pas, elle ne pouvait pas se soigner chez un dentiste privé car les soins coûtent très cher. Récemment, mon ami m’a parlé d’une polyclinique qui fait les soins à des prix raisonnables. Mon épouse est partie sur les lieux et elle se soigne dans de bonnes conditions», nous a confié Karim, la cinquantaine, rencontré à Alger-Centre.

«Au lieu de faire la visite chez un médecin privé à plus de 1 000 dinars, je l’ai faite dans un établissement étatique à 50 dinars. Il s’agit de la même méthode de travail, de la même prise en charge, donc pourquoi payer plus. Ils ont mis à la disposition des citoyens ce genre de service pour leur bien, alors on a qu’à profiter, surtout que le secteur a connu de réelles améliorations ces dernières années», a affirmé une autre citoyenne.

«Ma mère âgée de 80 ans avait l’habitude de prendre ses rendez-vous médicaux chez des médecins privés, cela lui coûtait très cher puisque elle consultait plusieurs médecin. Dès que j’ai su, qu’elle peut se soigner dans la polyclinique qui existe à quelques mètres de chez elle, je lui est pris des rendez-vous là bas et depuis elle fait ses soins sur les lieux et ce, sans dépenser de l’argent pour rien», dira Amel.

«Avec un prix très symbolique 50 dinars, nous pouvons consulter les différents médecins qui sont toujours présents pour aider les malades», ajoutera la dame. Selon les citoyens abordés, ces centres de soins sont ouverts 7/7 jours. «Il est vrai qu'on assure juste le service minimum pendant les week-ends et les fêtes... Mais le fait de savoir que tu peux te soigner à tout moment, cela représente une grande avancée», dira une autre rencontrée au centre de soins Bouchnafa à la commune de Sidi M’Hamed. Même pour soigner leurs enfants, les citoyens, de nos jours, optent pour les services offerts au niveau des centres de santé de proximité, c’est le cas de Soumia qui nous a affirmé que les soins offerts sont de haut niveau. «Je suis maman de deux filles, dont la première est âgée de deux ans et la deuxième de six mois. Elles sont tombées malades le même jour, donc je devais me déplacer au centre de santé existant dans la commune où j’habite. Sur les lieux, j’ai été surprise par la qualité des soins. Le médecin a bien vérifié la situation des filles. Il leur a prescrit quelques médicaments, après quelques jours de traitement, elles vont beaucoup mieux. Depuis, j’ai décidé de continuer à les soigner sur les lieux», dira-t-elle.

Les services de soins en Algérie ont connu une réelle amélioration ces dernières années, affirment les citoyens qui montrent leur satisfaction et appellent à plus d'efforts.

Grâce à la mise en marche des centres de soins de proximité, les services publics ont pu diminuer la charge sur les hôpitaux et offrir à la fois de bonnes prestations aux malades. «Aujourd’hui, je ne suis pas obligé d’aller à l’hôpital de la ville pour faire une consultation. Il me suffit juste de marcher quelques mettre pour arriver à la polyclinique du quartier. Les médecins prennent en charge les patients. Le lieu est très bien organisé et l’accueil est devenu meilleur. A mon avis, c’est une avancée non négligeable pour le secteur de la santé en Algérie», nous a affirmé un citoyen. «Les familles à faible revenu ne peuvent pas faire une consultation à 1 000 dinars ou plus chez un médecin privé surtout avec la vie qui devient de plus en plus chère. Avec la mise en place des centres de soins à des prix symboliques, les malades peuvent se soigner normalement de nos jours. Ces familles sont, tout de même, très bien prises en charge», a dit un autre citoyen.

Chose affirmée par la plupart des citoyens abordés, malgré ces avancés enregistrées dans le secteur de la santé, les lacunes persistent toujours. Elles sont généralement causées par certains employés qui veillent à exercer leur métier selon leur humeur. «J’ai été dernièrement dans un hôpital pour rendre visite à une malade. J’ai été choqué par le comportement de la femme de ménage qui ne cessait d’insulter les patientes et crier sur elles. Elle les a traitées de tous les mots, elle n’a même pas pris en considération qu’elles sont malades, c’est ce qui fait mal au cœur. Les travailleurs dans de tels postes sensibles et qui ont un contact avec des patients, des personnes âgées ou aux besoins spécifiques doivent être bien éduqués et demeurés humain avant tout mais ce n’est pas le cas dans la plupart des établissement sanitaires malheureusement», nous a raconté Nadia, la cinquantaine. «C’est la même situation dans la plupart des hôpitaux. Ce n’est qu’un cas parmi des milliers en Algérie», ajoutera-t-elle. La loi du plus fort optée par certains travailleurs dans ce secteur a un impact négatif sur la santé des citoyens qui s’orientent vers les hôpitaux pour se soigner, a affirmé un autre citoyen.

C. C.

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