INFOS
Théma | De notre correspondant à Constantine Nasser Hannachi | 19-04-2017

Constantine

Manque d’accueil, d’hygiène et d’organisation

Avec toutes les infrastructures sanitaires réalisées dans les diverses wilayas du pays (polycliniques, salles de soins, établissements spécialisés, centres anti cancer, outre les structures relevant du privé), il est inadmissible de négliger la prise en charge effective et honorable du malade.

Avec toutes les infrastructures sanitaires réalisées dans les diverses wilayas du pays (polycliniques, salles de soins, établissements spécialisés, centres anti cancer, outre les structures relevant du privé), il est inadmissible de négliger la prise en charge effective et honorable du malade. Le pari de la santé de proximité quand bien même aurait été une alternative appréciable dans le secteur, il lui reste à aplanir des insuffisances pour se targuer d’avoir acquis l’objectif d’une refonte optimale qui répond par-dessus tout aux préoccupations des populations en intra-muros ou en extra-muros. 24 points sensibles relevant des défaillances enregistrées au quotidien dans les espaces de soin attendent une thérapie. Ils sont consignés dans l’agenda du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et transmis aux Directions de la santé et de la population (DSP) des wilayas. Parmi ces directives, il y a celles liées à l’hygiène, l’accueil, l’affichage des listes des points de garde, y compris les praticiens de nuit, ainsi que les officines en service pendant les jours non ouvrables.

Loin du dénombrement des réalisations, la réflexion porte actuellement sur ces aspects qui constituent une plateforme indispensable pour apaiser le parcours du combattant du patient. C’est le talon d’Achille manifeste dans le secteur. Des mentalités obsolètes durent. Elles snobent les citoyens en quête d’information. Elles les éjectent sous un quelconque alibi d’indisponibilité de médecin ou de plateau technique. Et si par malheur, il vous arrive de vous présenter en urgence de nuit dans une clinique privée, vous serez traité, la facture reste quasi interne. Aucun bon ne vous est délivré ! Des observations routinières menées par la direction de la santé de wilaya ont été appuyées par une autre option qui a vu le jour il y a près d’un mois et entrée en rigueur. Une commission mixte formée de gestionnaires et d’inspecteurs affiliés à la DSP lesquels sillonnent inopinément toutes les structures de soins à Constantine. «Elle a effectué 9 sorties, depuis son entrée en service le 23 mars dernier», nous confiera Linda Boubguira, médecin inspectrice en chef à la DSP, indiquant que les constats sur terrain contre lesquels des réserves ont été mentionnées ont trait particulièrement à l’hygiène et l’organisation. A titre d’exemple, la majorité des citoyens ne savent pas qu’il existe des points de garde dans quatre espaces (les mûriers, Boussof, Djabel ouach et Filali).

9 inspections inopinées de la commission mixte   

«C’est pourquoi on insiste sur l’affichage pour informer le citoyen et lui épargner des pertes de temps devant son urgence. D'ailleurs, le nouveau DSP veille au grain en souscrivant à la directive du ministre pour un bon fonctionnement de tous les établissements de santé. Des avertissements sont adressés aux administrateurs en cas de négligence», précisera-t-elle, ajoutant que toutefois, certaines policliniques accomplissent honorablement leur mission avec un personnel supérieur à l’activité. «Il est des établissements de garde qui ferment le portail et le malade rebrousse chemin croyant que la structure est hors service. Ce point est également décrié par la commission qui exige l’ouverture des portails jusqu’au matin», indique notre interlocutrice. Alors que le problème d’insécurité surgit et que les pouvoirs publics tentent de le maîtriser avec le dispatching des OP (Ouvriers professionnels) dans des établissements enregistrant déficit. Tout comme la répartition des travailleurs chargés de l’hygiène issus des conventions entre hôpitaux et société versée dans le domaine. «Le personnel est insuffisant dans quelques structures de soin. Il est demandé aux organismes de recruter, selon leurs moyens, des agents pour une bonne hygiène dans les polycliniques», déplore notre source. Si le staff médical couvre la plupart des établissements avec un dispatching approprié, il reste quelques points de garde qui cherchent désespérément des manipulateurs radio (techniciens). «On attend impatiemment la sortie de la prochaine promotion qui totalise 19 techniciens. Or cela demeurerait insuffisant sachant que l’hôpital de Didouche-Mourad enregistre un manque apparent en la matière sans omettre les autres cliniques de proximité qui croisent les doigts pour faire fonctionner leur radiologie. D’autres cycles de formation sont nécessaires pour espérer couvrir les déficits», dira le Dr Boubguira. Toujours au menu la DSP envisage de lancer des cycles pour le paramédical spécialisé en particulier dans les soins des brûlés, le pied diabétique, urgentistes, en oncologie, avec cette volonté de former des agents d’accueil «professionnels». «C’est pour conforter les services du CHU et des deux centres de soins à Didouche et à El Bir que la direction de la santé a planifié ces sessions afin de rapprocher les services de soins au profit des malades», expliquera-t-elle. Avec des ratios équivalents (dans les services publics et privés) à 1 médecin spécialiste pour 1 136 habitants, 1 médecin généraliste pour 702 habitants et 1 paramédical pour 293 habitants, la wilaya de Constantine estime être couverte selon les normes. Le service public referme à lui seul un ratio de 1 médecin spécialiste pour 928 habitants et 1 médecin généraliste pour 1 337 habitants. Tandis que l’on compte 17 polycliniques et 13 salles de soins au chef-lieu. Les communes disposent relativement à leur démographie de plusieurs structures du genre, dont des points «de maternité rurale» à Benziad par exemple. En définitive, les projections des décideurs sont actuellement focalisées sur cette pathologie qu’est le manque d’information, le mauvais accueil et le mépris souvent réservés au citoyen une fois que celui-ci franchit le seuil de l’urgence. «Notre souci à travers ces sorties inopinées est de sensibiliser tous  les acteurs de la santé sur la nécessité de garantir un bon service au citoyen sur les plans d’accueil et de prise en charge», concluent les services de la DSP.

N. H.

Réactions (1)

Momo

J ai visiter le Chu de Constantine en 2017 aucune hygine le chu est catastrophique que gre le Chu