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Théma | Par A. Lemili | 19-04-2017

Etablissements publics de santé de proximité

Formidable multiplication pour une relative efficience

Le ministre a tenu, en condamnant les procès faits par de tierces parties au personnel de santé exerçant dans ces structures publiques rapprochées, à faire l’éloge et, dans la foulée, rendre hommage à ce même personnel, lequel serait-il honnête de le concéder exerce dans des conditions très difficiles notamment de nuit, et les risques encourus sont loin d’être minimes. Mais si les compétences professionnelles des personnels et leur investissement peuvent ne pas être remis en question, le désagrément récurrent demeure en premier lieu le défaut de moyens, d’équipements et si tant que ces derniers existent sont défectueux ou en panne sinon carrément rebutés pour cause d’obsolescence. Or, à quoi rimerait l’existence ou la disponibilité d’une unité de santé de proximité si ses équipements ne sont pas fonctionnels, ce qui obligerait et c’est la réalité à orienter le ou les patients vers l’hôpital le plus proche et parfois vers le CHU.

«Certaines parties qui veulent créer la polémique dans le secteur de la santé, n'arriveront jamais à nous déstabiliser. Notre mission est noble, en l'occurrence la préservation de la santé des citoyens.» C’est qu’a déclaré, il y a moins d’une semaine, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en visitant une structure et plus particulièrement d’une unité dite de proximité relevant de son secteur.

Sauf que tous ceux qui recourent aux services d’une structure de proximité diront le contraire, non pas en remettant en cause les compétences des personnels sur place, même si dans un autre registre tout le monde ne peut pas être parfait, mais plutôt des moyens. Effectivement, les établissements publics de santé de proximité pullulent désormais à hauteur de chaque commune, elles fonctionnent également de manière continue et c’est là un réel avantage pour ceux qui s’y rendent et quoi que leurs attentes ne soient pas intégralement exaucées, faudrait-il pour le moins concéder que même partielle, voire minimes les prestations du personnel médical et paramédical sur place édulcorent un tant soit peu douleurs et souffrances des patients qui s’y rendent.

Le ministre a tenu en condamnant les procès faits par de tierces parties au personnel de santé exerçant dans ces structures publiques rapprochées et dans la foulée à faire l’éloge rendre hommage à ce même personnel, lequel serait-il honnête de le concéder exerce dans des conditions très difficiles notamment de nuit et les risques encourus sont loin d’être minimes. Mais si les compétences professionnelles des personnels et leur investissement peuvent ne pas être remis en question, le désagrément récurrent demeure en premier lieu le défaut de moyens, d’équipements et si tant que ces derniers existent sont défectueux ou en panne sinon carrément rebutés pour cause d’obsolescence. Or, à quoi rimerait l’existence ou la disponibilité d’une unité de santé de proximité si ses équipements ne sont pas fonctionnels, ce qui obligerait et c’est la réalité à orienter le ou les patients vers l’hôpital le plus proche et parfois vers le CHU. Pis dans certains hôpitaux de daïra, il est quasi-régulier de «tomber» en cas d’urgence sur une ambulance en panne, de sortie et comble de l’ironie en mission à des centaines de kilomètres pour raisons… administratives. Ceci étant, l’absence de petits moyens, produits est monnaie courante : tensiomètre, abaisse-langue alors que pour les seringues autant s’en munir avant tout déplacement vers les structures évoquées alors que dans une EPSP devraient pouvoir s’effectuer des interventions de petite chirurgie en cas d’urgence. Ce qui ne risque pas d’être le cas à cause «d’un manque de pansement, de fil chirurgical, de désinfectant, d’anesthésiant», ont très souvent répondu les professionnels sur place.

Ce qui remet dans son vrai contexte la béate satisfaction du ministre de la Santé lorsqu’il déclare que «plus de 3 500 000 consultations médicales spécialisées ont été recensées dans les structures de santé de proximité du territoire national, durant l'année 2016-2017». Le chiffre peut ne peut pas être démenti mais ce sont surtout les conditions dans lesquelles se sont effectuées ces consultations qui mériteraient d’être connues dans les détails… et les détails sont de notoriété publique. Enfin, les conditions hygiéniques prévalant à l’intérieur de ces structures laissent à désirer et les risques d’infections nosocomiales ne peuvent qu’être forcément multipliés.

A. L.

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