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National | De notre envoyé spécial à Constantine Adel Boucherguine | 19-04-2017

Le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb affirme :

«Chaque fois que le taux d’intégration est augmenté, l’investisseur bénéficie d’avantages»

Le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb affirme :D’ici la fin de l’année 2017, l’Algérie atteindra son autosuffisance en ciment, a assuré, hier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, depuis la wilaya de Constantine où il a effectué une visite de travail et d’inspection. «Les besoins nationaux en ciment varient entre 25 et 26 millions de tonnes.

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Le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb affirme :D’ici la fin de l’année 2017, l’Algérie atteindra son autosuffisance en ciment, a assuré, hier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, depuis la wilaya de Constantine où il a effectué une visite de travail et d’inspection. «Les besoins nationaux en ciment varient entre 25 et 26 millions de tonnes. Nous produisons annuellement 27 millions de tonnes et nous comptons atteindre 30 millions de tonnes d’ici la fin de l’année», a déclaré M. Bouchouareb, avant de faire savoir que l’excédent «sera destiné à l’exportation et pris en charge par Lafarge-Algérie». Toutefois, il n’est pas précisé quand l’Algérie commencera l’exportation de ce produit. «Nous avons entamé le processus avec Lafarge depuis une année déjà. Ce n’est pas aussi facile de pénétrer le marché international surtout en ciment», a répondu le ministre à la question de la Tribune.

M. Bouchouareb a entamé sa visite de terrain par l’inspection de l’usine pharmaceutique Alembic-Mami. Cette unité de production de médicaments qui dispose de 120 collaborateurs, prévoit, annonce son responsable, «de mettre sur le marché six nouveaux produits pharmaceutiques». Se montrant satisfait, le ministre a loué les réalisations de cette unité de production, notamment «la qualité des produits et l’hygiène qui répond aux normes internationales», a-t-il indiqué, avant d’affirmer que «Constantine est réellement devenue un pôle d’industrie pharmaceutique». Avec les six prochains nouveaux médicaments promis par l’investisseur constantinois, «il faut maintenant accélérer la production pour satisfaire le marché national, réduire la facture d’importation en médicaments pour ensuite penser à l’exportation», a-t-il dans un adresse à l’attention des responsables de cette unité, située dans la zone industrielle Ibn Badis.

Dans la même zone industrielle, le ministre s’est également rendu pour l’inauguration de l’usine de ciment collant, la Sarl Grupo-Puma, dont les responsables l’ont interpellé sur la question du «foncier industriel», lequel, a assuré M. Bouchouareb, «n’est plus un obstacle pour l’investissement», avant de rappeler que «1 100 hectares ont été libérés et cédés aux investisseurs» à travers le territoire national», ajoutant que «plusieurs investisseurs lanceront prochainement leur projets».

Dans le même sillage, le ministre a sommé les autorités locales «d’accélérer» les travaux des deux zones industrielles de Aïn Abid et Aïn Smara, parmi les cinq que compte la wilaya, et «donner la priorité aux jeunes investisseurs», a-t-il insisté, lors de sa visite à l’unité de montage et de fabrication des produits électroniques et électroménagers, Mfpee Exellence, dans la zone industrielle de la nouvelle-ville Ali-Mendjeli.

Le ministre est également revenu sur la question des taux d’intégration dans le montage et la fabrication dans le domaine industriel en insistant sur la nécessité de les augmenter. Rappelant que le taux pour bénéficier des avantages fiscaux annuels pour les produits industriels montés en SKD est de 15%, et ce «pour augmenter le taux d’intégration, qui, lui seul, définit notre vision de l’industrie», considérée comme telle à partir de «5 à 10%» de taux d’intégration, a-t-il rappelé, avant de prévenir que «chaque année, une évaluation est faite dans ce sens». Car, a-t-il déclaré, «à chaque fois que le taux d’intégration est augmenté, l’investisseur bénéficie encore d’avantages». «C’est ainsi que nous pouvons encourager la compétitivité, assurer l’autosuffisance et aller ensuite à la conquête du marché national», a-t-il encore clarifié.

A. B.

 

Pour une production de 2,5 millions d’unités annuellement

 

Saidal lancera la production d’insuline dans deux mois

 

L’Algérie, important importateur d’insuline, deviendra, d’ici deux à trois mois, exportatrice en la matière, a assuré, hier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, lors de la visite de travail qu’il a effectué dans la société Saidal, dans la wilaya de Constantine. Cette unité de production d’insuline «a souffert», a soupiré M. Bouchouareb, qui rappelle le lancement des travaux de cette usine «en fin de l’année 2012», lorsque, a-t-il souligné «lancer la production de l’insuline en Algérie était un rêve». Mais, s’est-il félicité, «aujourd’hui, c’est devenue une réalité». «C’est la politique du gouvernement dans tous les domaines», a-t-il ajouté. Rappelant les besoins nationaux pour ce médicament qui sont de l’ordre de 800 000 unités, le ministre indiquera que «l’unité de Saidal qui commencera son activité dans deux ou trois mois, produira 2,5 millions d’unités», a-t-il fait savoir, ajoutant que «l’excédent sera destiné à l’exportation». Sur le site, l’hôte de Constantine a également inspecté l’unité de production spéciale en médicaments liquides. Cette dernière, a-t-on fait savoir, sera réceptionnée au même temps que l’unité de fabrication d’insuline. Rien que pour les sirops, «elle produira 50 millions d’unités par an», prévoit-on. Comme pour l’insuline, la division de production des médicaments liquides «subviendra aux besoins du marché national et ira à la conquête du marché international», a encore ajouté un des responsables de l’unité. De ce fait, il est envisagé la création d’un «cluster de la pharmacie à Constantine», a annoncé le ministre. «La relation qu’entretiendra Saidal dès le lancement de ces médicaments en fera de fait ce cluster», a-t-il ajouté, affirmant que cette unité de Saidal et cette wilaya «deviendront dans l’avenir proche, très fortes en pharmaceutique».

Pour rappel, le partenaire actuel de Saidal dans l’unité de production d’insuline était le fournisseur exclusif de l’Algérie en ce médicament.

A. B.

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