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National | Par Rabah Iguer | 20-04-2017

Le DG du CNPSR, Ahmed Naït El Hocine, indique :

«La Délégation nationale à la sécurité routière gérera le permis à points»

Peaufiner les mécanismes d’introduction du nouveau permis à points et délimiter les prérogatives dévolues à la Délégation nationale à la sécurité routière, c’est ce à quoi s’active le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, après la promulgation de la loi sur la sécurité routière.

Peaufiner les mécanismes d’introduction du nouveau permis à points et délimiter les prérogatives dévolues à la Délégation nationale à la sécurité routière, c’est ce à quoi s’active le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, après la promulgation de la loi sur la sécurité routière. S’exprimant hier à l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale, le directeur général du Centre national de prévention et de sécurité routière (Cnpsr), Ahmed Naït El Hocine, a signalé que c’est cette Délégation qui va avoir à gérer l’ensemble des aspects liés, de près ou de loin, à la prévention et à la lutte contre les sinistres routiers. Il a indiqué qu’elle aura, en outre, à piloter le système du permis à point, à gérer le fichier nationale des permis de conduire, celui des infractions tout comme des immatriculations automobiles. Commentant la «sinistralité» routière, l’intervenant a relevé, par ailleurs, l’implication de 184 jeunes conducteurs âgés de 18 à 29 ans qui sont décédés lors de 1 352 accidents routiers impliquant les mêmes catégories d’âge, durant les deux premiers mois de l’année 2017. Il a noté que parmi ces derniers, 49% sont détenteurs d’un permis de conduire de moins de cinq années d’âge et que 25,84% des automobilistes impliqués dans des accidents routiers, durant la même période, possèdent un permis de moins de 2 ans d’âge. Compte tenu de cette dramatique situation, M. Naït El Hocine a annoncé que la loi sur la circulation routière prévoit de revoir le dispositif de formation des conducteurs tout comme celui des examens du permis de conduire, dont il a précisé qu’ils relèveront, désormais, des prérogatives de la Délégation nationale à la sécurité routière. Concernant les bilans relatifs aux accidents de la route et aux personnes qui en sont victimes, l’invité a annoncé qu’ils seront, désormais, centralisés au niveau d’un seul outil de collecte de données et non plus, comme il se fait jusqu’ici, par le biais des services de police, de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile. C’est en raison de cette multitude de sources et faute d’un système de centralisation des données, a-t-il expliqué que l’Organisation mondiale de la santé a été amenée à comptabiliser 9 200 tués dans des accidents routiers, en 2015, alors qu’il n’en a été relevé que 4 500.

R. I.

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