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Evénements | Par Adel Boucherguine | 20-04-2017

Sentant approcher le jugement populaire et le verdict de l’urne

Les partis se penchent sur la question sociale

Un fait d’hasard, réflexe électoral ou parce que le jugement populaire peut en être de travers quand il s’agit de ses besoins élémentaires, les partis politiques en lice pour l’élection législative du 4 mai prochain se sont exprimés, au 10e jour de la campagne électorale, dans leur majorité, sur le volet social.


Un fait d’hasard, réflexe électoral ou parce que le jugement populaire peut en être de travers quand il s’agit de ses besoins élémentaires, les partis politiques en lice pour l’élection législative du 4 mai prochain se sont exprimés, au 10e jour de la campagne électorale, dans leur majorité, sur le volet social.

Ainsi, aux côtés du FFS et du PT, aux parfums de la gauche et de la sociale démocratie, qui ne badinent pas quand il s’agit des questions sociales ou du caractère carrément social de la gouvernance, se sont joints d’autres partis pour s’exprimer sur ce volet ô combien épineux en ces moments de crise et de rationalisation des dépenses.

A Saïda, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a rappelé que le programme de son parti, dans son chapitre consacré à la politique sociale, accorde un intérêt particulier pour améliorer le secteur de l’éducation nationale, en proposant, entre autres, aux élèves des familles pauvres une bourse scolaire trimestrielle pouvant atteindre les 50 000 DA pour chaque enfant afin qu’il puisse poursuivre leur scolarité.

M. Ouyahia n'a pas manqué à cette occasion pour appeler les citoyens à préserver la paix et la stabilité du pays «pour que les enfants de ce pays ne tombent dans l’extrémisme et le terrorisme», appelant à un vote massif le 4 mai prochain.

Pour sa part, le président du parti Tadjamou Amal El Djazaïr (TAJ), Amar Ghoul, a estimé depuis Biskra que son parti représente «un incubateur de jeunes et de leurs aspirations par excellence» en les intégrant sur ses listes électorales.

M. Ghoul a souligné que TAJ «considère la prise en charge des jeunes et leur intégration dans la scène politique et dans l’effort national de développement une obligation».

Sur le plan économique, l'intervenant a fait savoir que sa formation politique prônait un modèle économique basé sur divers secteurs dont l’agriculture, l’industrie, le tourisme, l’artisanat et l’économie du savoir avec une insistance particulière sur les régions des Hauts-Plateaux et du Sud.

Dans son volet social, le programme de TAJ propose, a ajouté M. Ghoul, «des aides sociales directes aux couches précaires pour leurs besoins en produits alimentaires, consommation énergétique, scolarisation des enfants et logement».

Le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, était également sur le terrain, avant-hier, en animant un meeting à Djelfa, lors duquel il a affirmé que la force de son parti résidait dans son ambition de bâtir une société «complémentaire» et «harmonieuse».

«Notre parti ne fait pas de promesses, mais représentera le peuple de son mieux en le défendant et en proposant des idées dans divers domaines économiques et socioculturels», a-t-il soutenu, appelant, par ailleurs, au dialogue «pour trouver des solutions réelles et d’examiner ensemble diverses questions nationales et mondiales».

Pour sa part, le président du Mouvement El-Islah, Filali Ghouini, a également animé un meeting à Ouargla, où il a appelé à rendre espoir aux citoyens et à répondre à leurs attentes.

M. Ghouini a plaidé pour un discours électoral avec un contenu encourageant qui rende espoir aux citoyens et permette de répondre à leurs attentes et préoccupations.

«Ce qui est à même de stimuler la participation aux élections et d’éviter le boycott, a-t-il défendu, avant de souligner qu' «il appartient de faire de la campagne électorale une occasion pour dissiper le désespoir dans la société et de convaincre les partisans du boycott à adhérer au processus électoral».

Le président du Mouvement El-Islah s’est dit convaincu que les citoyens «se rendront le jour du scrutin aux urnes pour répondre à l’appel de la patrie, préserver l’intérêt national et la stabilité et la sécurité du pays».

Lors d'un meeting animé à Guelma, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a considéré que la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) «n'était pas habilitée» à prendre des mesures à l’égard des listes électorales n’affichant pas de photos des candidates.

Estimant «qu’aucun texte légal n’autorise cette instance à intervenir quant à la forme des affiches relatives à la campagne électorale», il a affirmé que la Hiise «a en charge de surveiller les discours et non pas les affiches».

Le président du FNA a animé un autre meeting à El Tarf où il a souligné que «les urnes demeurent l’unique alternative pour le changement», appelant les citoyens à «voter en masse et à choisir les meilleurs candidats devant les représenter au prochain Parlement».

Depuis Tizi Ouzou, le président du MSP, Abderrezak Makri a axé son meeting sur les spécificités régionales, en affirmant qu'elles sont «un atout à valoriser dans le cadre d'un régionalisme utile».

«Les spécificités régionales qui offrent à l’Algérie sa diversité et sa richesse, doivent être valorisées dans le cadre d’un nouveau découpage administratif pour permettre à des régions qui présentent des dénominateurs communs de se compléter pour un meilleur développement sur tous les plans», a-t-il expliqué.

M. Makri a relevé, par ailleurs, la nécessité de promouvoir Tamazight pour pouvoir l’enseigner à tous les Algériens, soulignant qu’ «à présent que cette langue est nationale et officielle il y a lieu de laisser la place aux scientifiques et aux académiciens pour la promouvoir et la développer».

A. B.

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