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Santé | Par Rabah Iguer | 02-05-2017

Disponibilité et circulation des médicaments en milieu hospitalier

Boudiaf appelle à la révision des référents réglementaires

Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, s’est penché, dimanche dernier sur l’organisation et la gestion de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) ainsi que des pharmacies d’hôpitaux. «A l’évidence, les référents règlementaires mis en place pour assurer la disponibilité et la circulation des médicaments en milieu hospitalier ont montré leurs limites et doivent être impérativement revus sur la base des meilleurs standards», a-t-il relevé M. Boudiaf dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Ali Rezgui, à l'ouverture de la nouvelle édition 2017 de la manifestation Hôpital Pharma.

Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, s’est penché, dimanche dernier sur l’organisation et la gestion de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) ainsi que des pharmacies d’hôpitaux. «A l’évidence, les référents règlementaires mis en place pour assurer la disponibilité et la circulation des médicaments en milieu hospitalier ont montré leurs limites et doivent être impérativement revus sur la base des meilleurs standards», a-t-il relevé M. Boudiaf dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Ali Rezgui, à l'ouverture de la nouvelle édition 2017 de la manifestation Hôpital Pharma. Pour le ministre, «il est, en effet, inadmissible de ne pas pouvoir évaluer, avec précision, le devenir final du médicament qui sort du service de la pharmacie, tout comme on ne peut pas accepter qu’il y ait péremption d'un médicament dans un hôpital alors qu’il est fortement demandé dans un autre hôpital». «Bien plus, comment peut-on dire, avec la facilité que tout un chacun connait, qu’un médicament est en rupture au niveau d'un service hospitalier alors qu'il est disponible à la pharmacie de l’hôpital ou au niveau des dépôts de la Pharmacie centrale des hôpitaux», s'est interrogé M. Boudiaf.

Pour remédier à cette situation, le ministre a assuré que la mise en place du Système d’information hospitalier adapté aux TIC (SihaTIC) «offre aux différents intervenants, et particulièrement à la PCH, l’opportunité de développer des applications assurant en temps réel la gestion des stocks, la prévention des péremptions et les commandes en ligne». «Cette opportunité concerne aussi les gestionnaires des hôpitaux et des services de pharmacie qui pourraient non seulement suivre le cheminement du médicament jusqu’au lit du patient grâce à l’ordonnance électronique, mais, aussi, obtenir rapidement les données nécessaires à l'évaluation médico-économique de chaque service en matière de consommation pharmaceutique», a-t-il ajouté.

Dans le même sillage, le ministre a fait remarquer que le pays «dispose d'un vaste réseau infrastructurel et d’un système de santé assurant tous les niveaux de soins et en constant développement», relevant que les ressources financières consacrées à la prise en charge de la santé des citoyens «sont conséquentes et méritent d’être basées sur des ressources durables et diversifiées». «Tous ces atouts militent en faveur de la contractualisation des relations entre les établissements de santé et les différents bailleurs de fonds», a-t-il dit, estimant que cette contractualisation «nécessite une réorganisation en profondeur de la manière dont est gérée l’offre de soins». «L'approche pharmaco-économique joue aujourd’hui un rôle important et même déterminant dans la rationalisation des choix de santé publique et des stratégies thérapeutiques», a-t-il souligné.

R. I.

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