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Economie | Par Ziad Abdelhadi   | 13-05-2017

Sur instruction du Premier ministre, Abdelmalek Sellal

Fiscalité : un échéancier pour les arriérés des entreprises de BTPH en difficulté

Les problèmes et les préoccupations des opérateurs activant dans le domaine du Btph générés par la baisse de la commande publique sont en passe d’être aplanis suite à l’instruction donnée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, aux ministres des Finances, et du Travail en vue de l'établissement d'un échéancier au bénéfice des entreprises activant dans le domaine du Btph pour le paiement de leurs arriérés fiscaux et ceux des cotisations de la Sécurité sociale.

Les problèmes et les préoccupations des opérateurs activant dans le domaine du Btph générés par la baisse de la commande publique sont en passe d’être aplanis suite à l’instruction donnée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, aux ministres des Finances, et du Travail en vue de l'établissement d'un échéancier au bénéfice des entreprises activant dans le domaine du Btph pour le paiement de leurs arriérés fiscaux et ceux des cotisations de la Sécurité sociale. Ainsi, selon le vice-président de l'Association nationale des sociétés algériennes (Ansa), Nabil Hedjazi, qui s’exprimait, jeudi dernier, sur les ondes de la Radio nationale, les entreprises du Btph ont bénéficié d'un échéancier pour le paiement de leurs arriérés fiscaux et des cotisations sociales, ainsi que de l'annulation des pénalités de retard des projets. Le vice-président a rappelé que cette initiative avait été prise à l'issue d'une rencontre entre les représentants de ces entreprises avec M. Sellal, le 26 avril dernier, durant laquelle une liste de propositions a été remise aux pouvoirs publics pour prendre en charges les problèmes et préoccupations des opérateurs dans ce domaine. Cette prise de décision était fortement attendue chez les professionnels du secteur puisque selon les estimations de M. Hedjazi 60% des 3 500 entreprises du Btph en Algérie, soit près de 2 100 sociétés, sont confrontées à un «sérieux problème» de financement. Ce dernier a en outre annoncé que les entreprises avaient trouvé un terrain d'entente avec les walis pour l'annulation des pénalités de retard des projets et la prorogation des délais de réalisation pour «améliorer les conditions de travail des entreprises et la sauvegarde d'un million d'emplois qui sont menacés». L’invité de la Radio nationale a par ailleurs fait savoir que les propositions faites par les représentants des entreprises du Btph lors de leur rencontre avec le Premier ministre ont porté essentiellement sur une plus grande libération de l'activité de la promotion immobilière en faveur des entreprises souhaitant investir dans ce domaine, précisant que 40% des réalisations seront destinées à la location et 60% à la vente, ainsi que sur la création des entreprises de gestion immobilière. Toujours lors de cette rencontre, comme la rapporté le vice- président de l’Ansa, les représentants ont suggéré que pour faire face à la baisse de la commande publique de créer des zones d'activités dédiées à leur métier «ce qui permettra d’identifier tous les opérateurs dans ce domaine et permettre la création d’avantage de postes d'emploi, ainsi que des centres de formation spécialisés pour la mise à niveau de ces entreprises» ont-ils souhaité. Autre revendication présentée : l’élargissement de la short-liste des entreprises de réalisation et l'intégration d'autres sociétés nationales dans la réalisation des projets «afin d’éviter la faillite de plusieurs entreprises sans, toutefois, exclure les sociétés étrangères qui demeurent un partenaire indispensable», a précisé M. Hedjazi. L'accompagnement financier des banques et l'abaissement du taux d'intérêt des crédits bancaires à une fourchette oscillant entre 4 et 5% contre 7 et 8% actuellement ont également été préconisés pour pouvoir financer les projets et éviter les retards de leur réception. Les entreprises ont aussi réclamé leurs dus auprès des maîtres d'ouvrage afin de pouvoir faire face à leurs engagements financiers et poursuivre la réalisation de leurs projets. Selon M. Hedjazi, le niveau de la dette de ces entreprises à l'égard du Trésor public s'élève à 1,5 milliard de dinars, précisant que des versements ont déjà été effectués tandis que d'autres devraient se faire dans les jours à venir, permettant aux entreprises de poursuivre leurs activités et la réalisation des projets. Ce responsable a, par ailleurs, suggéré la création d'un observatoire national pour les métiers du Btph qui sont le troisième pourvoyeur d'emplois dans le pays. A une question sur la main-d'œuvre étrangère, notamment celle des ressortissants africains de plus en plus sollicités dans les chantiers, M. Hedjazi a estimé que les conditions de travail et les salaires dans ce domaine ne drainaient pas suffisamment la main-d'œuvre nationale, «obligeant les entreprises à recourir à de telles alternatives pour pouvoir réaliser leurs projets», a enfin expliqué l’invité de la Radio nationale.

Z. A./APS

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