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Sport | Par Kamel Amghar | 14-05-2017

Les sports nautiques si peu développés en Algérie

Le «parent pauvre» de la politique sportive nationale

Les sports aquatiques, en dépit des bonnes conditions de pratique, sont peu développés en Algérie. Le pays dispose, en effet, d'une façade maritime de plus de 1 200 kilomètres et d'un climat tempéré qui se prêtent bien au nautisme. On compte aussi de nombreux barrages où l'on peu pratiquer de la voile, du kayak ou de la plongée. Dans les villes, il y a également des piscines pour la structuration de clubs de natation et l'organisation de compétitions.

Les sports aquatiques, en dépit des bonnes conditions de pratique, sont peu développés en Algérie. Le pays dispose, en effet, d'une façade maritime de plus de 1 200 kilomètres et d'un climat tempéré qui se prêtent bien au nautisme. On compte aussi de nombreux barrages où l'on peu pratiquer de la voile, du kayak ou de la plongée. Dans les villes, il y a également des piscines pour la structuration de clubs de natation et l'organisation de compétitions. Les jeunes aiment la mer et les plaisirs de l'eau. Les plages du littoral grouillent de monde durant toute la saison chaude. Et les jeunes talents existent à profusion.

Avec autant d'atouts réunis, les sports nautiques  auraient pu prétendre à une meilleure prise en charge. Dans les faits, les clubs qui s'occupent de touts les sports de l'eau se comptent étrangement sur les doigts d'une seule main. Pourtant, les fédérations nationales, dédiées à ces sports, sont nombreuses. Elles sont, au moins, une douzaine dont celles de la natation, l'aviron, canoë-kayak, la voile, surf, ski nautique, motonautique ou, encore, de la pêche sportive. En réalité, ces instances ne font pas grand-chose pour le développement et l'enrôlement de jeunes prodiges dans toutes ces disciplines, considérées comme des sports de riches. Les concernés évoquent nombre de contraintes dont le manque de ressources financières, d'équipements et de formateurs spécialisés. L'offre de formation dans ces filières est presque inexistante dans nos instituts. Il va falloir, donc, réfléchir à les introduire dans les programmes de l'Ecole nationale supérieure en sciences et technologie du sport (Ex-ISTS d'Alger) ainsi que les instituts régionaux qui lui sont rattachés. La formation des techniciens étant primordiale pour dynamiser sérieusement les sports aquatiques.

Les pouvoirs publics (ministère de la Jeunesse et des Sports, les DJS, les collectivités locales) sont également appelés à accorder un peu plus d'attention à ces disciplines, en leur réservant une part correcte des subventions allouées aux sports. Au point où en sont les choses, le football accapare, à lui seul, plus de 80% des aides directes de l'Etat. Cette répartition, manifestement injuste, est vécue comme une frustration par toutes les autres disciplines sportives. Le temps est venu de revoir tout cela afin de traiter tous les sportifs avec un peu plus d'égalité. Ainsi, on aura plus de clubs et les fédérations des sports aquatiques pourraient organiser des compétitions nationales à même d'ancrer et de perpétuer cette précieuse tradition maritime. Jusqu'à présent cette culture de la mer reste circonscrite à la saison estivale. Sitôt les vacances  terminées, on plie bagages et attend l'été suivant. On est encore à une pratique saisonnière et si peu structurée.

Quand on aurait un calendrier de compétitions dans tous ces sports, les sponsors et les médias changeraient certainement leurs attitudes. Aujourd'hui, les publicistes ne tablent pas sur la pratique épisodique du nautisme dans l'élaboration de leurs plans de communication. Idem pour les mécènes qui ignorent presque l'existence de clubs et de formations opérant dans le domaine. Il s'agit d'un choix compréhensible. La presse et les médias sportifs n'accordent presque aucun espace à cette pratique irrégulière qui relève plutôt du loisir.

En somme, beaucoup reste à faire dans ce domaine. Il appartient à la tutelle d'élaborer une stratégie de développement à laquelle tous les autres acteurs vont adhérer. Les fédérations doivent aussi se démener pour vulgariser ses sports et étendre leur assise à l'échelle nationale. K. K. A.       

 

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