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Sport | Par A. Lemili | 14-05-2017

Voile, canyoning, aviron, water-polo, natation…

Sports aquatiques, des disciplines hors de portée des Algériens

Le golf, équitation, badminton, tennis, le ski et bien d’autres disciplines sportives peu médiatisées auraient depuis longtemps émergé et les fédérations, si tant est qu’elles existeraient, en seraient alors à refuser du monde, si un intérêt leur avait été accordé.

Devrait-on s’étonner qu’avec plus de 1 300 km de côtes et depuis une vingtaine d’années une multiplication de barrages et autres grands ouvrages de retenue d’eau, il ne puisse pas exister même à un stade embryonnaire des associations qui auraient fait de l’usage de ces atouts naturels le prolongement d’une ou plusieurs disciplines sportive. C’est vrai que l’absence criante de piscines en grand nombre dans toutes les villes, leur conformité aux normes, leur adaptation à la pratique de la natation, l’existence de cours d’eau qui aideraient à celle (pratique) du canyoning ne peuvent évidemment pas contribuer à l’émergence de sports aquatiques. En réalité, au-delà de ce constat, c’est plus particulièrement l’absence d’une légitimité culturelle dans ce sens qui fait que les disciplines sportives directement connectées avec cet élément naturel qui fait que l’Algérien, en ce qui le concerne, n’est pas «naturellement» qualifié et n’a que peu de chances de l’être. Ces activités sportives ne pouvant en réalité qu’être une marotte à même de contribuer seulement et c’est déjà plus qu’un avantage à l’épanouissement physique, mental et moral des jeunes et des moins jeunes.

Sinon, le golf, équitation, badminton, tennis, le ski auraient depuis longtemps émergé et les fédérations, si tant est qu’elles existeraient, en seraient alors à refuser du monde et pour l’anecdote, il suffirait de se souvenir que la Fédération algérienne de ski et de sports de montagne a été créée en 1963 (!!!) et que 54 ans plus tard celle-ci n’a fait qu’exister. En fait, s’agissant toujours des sports d’eau, il est de notoriété publique que l’Algérie n’a pu s’aligner au cours des grands événements sportifs et plus particulièrement les JO qu’en natation. Encore aurait-il fallu que cette présence ne se soit pas limitée à participer comme le consolateur principe cher à Coubertin. D’ailleurs, le seul nageur à avoir plus ou moins fait figure honorable dans ce sens reste Selim Illès, lequel est-il alors besoin de le rappeler a été formé à l’étranger au moment où le jeune Raouf Benabid, celui-là même appelé à réaliser des miracles, faisait couler beaucoup plus de salive et d’encre qu’il ne brassait d’eau dans les bassins. Et il en a été régulièrement ainsi avec les Kebbab, Aghilès et il serait des plus difficiles pour ne pas dire impossible de pouvoir égrener une dizaine de noms puisqu’en la matière le nombre de nageurs susceptibles d’être cités ne dépasse pas les doigts d’une main.

Il s’agit effectivement d’une culture dans la mesure où des disciplines comme le volley-ball, handball, athlétisme, la boxe sont désormais en voie d’extinction et il paraît pour le moins hypothétique de croire en leur renaissance sachant que les rares personnes à même de les porter à tour de bras sont eux-mêmes en voie de disparition ou se sont volontairement mis en retrait pour des raisons qui leur sont personnelles.

Or, sans des hommes, des compétences et beaucoup de moyens, des structures, une organisation, il serait illusoire de croire ne serait-ce que le plus bref des instants que les disciplines sportives qui seraient liées à l’eau, son usage et son exploitation en arrivent tout à d’abord naître et grandir ensuite et enfin donner une première génération de noms.

A. L.

Le golf, équitation, badminton, tennis, le ski et bien d’autres disciplines sportives peu médiatisées auraient depuis longtemps émergé et les fédérations, si tant est qu’elles existeraient, en seraient alors à refuser du monde, si un intérêt

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