INFOS
Evénements | | 14-05-2017

Suite au blocage du budget d’équipement

Le Laboratoire national d’essais peine à voir le jour

La mise en service du Laboratoire national d’essais (LNE), prévue initialement pour 2015, mais reportée à maintes reprises, peine à voir le jour faute de financements nécessaires à l’acquisition des équipements, selon son directeur général, El Yazid Benmezaï.

La mise en service du Laboratoire national d’essais (LNE), prévue initialement pour 2015, mais reportée à maintes reprises, peine à voir le jour faute de financements nécessaires à l’acquisition des équipements, selon son directeur général, El Yazid Benmezaï. Même si ce laboratoire a bénéficié d’une enveloppe destinée à son budget de fonctionnement, les montants d'acquisition d'articles et équipements permettant de lancer les principaux services techniques nécessaires pour son démarrage restent toujours «bloqués», précise M. Benmezaï dans un entretien à l’APS. Selon lui, le budget nécessaire à ces acquisitions était initialement disponible, mais a été bloqué du fait qu’il n’avait pas été consommé en 2016 conformément aux dispositions du Code des marchés publics. La non consommation du budget est due au retard mis dans la sélection des soumissionnaires suite aux appels d’offres lancés pour cette opération. En effet, deux appels d’offres successifs portant sur l’acquisition des équipements, publiés en 2016, avaient été déclarés infructueux. Suite à quoi, une autre consultation a permis, finalement, de retenir des offres pour 3 lots sur les 5 prévus dans le cahier des charges. L'avis d’attribution provisoire pour ces 3 lots a été publié dans la presse nationale fin 2016. Les contrats devaient être signés après l’écoulement du délai réglementaire de l’avis d’attribution, mais les montants nécessaires pour la conclusion des contrats, estimés à quelque 450 millions de dinars, n'ont pas encore été débloqués, souligne M. Benmezaï. Ces 3 lots, comportant globalement 101 articles et équipements, devrait permettre au LNE de lancer les principaux services techniques nécessaires pour son démarrage. Le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (Cacqe), chargé de la réalisation du LNE, a entamé récemment les procédures pour débloquer la situation par la commission d’arbitrage. Mais, note M. Benmezaï, la mise en œuvre du LNE n’est pas prévue pour très bientôt, car même si les montants nécessaires sont débloqués, les contrats d’acquisitions comportent des délais allant de 120 à 210 jours pour la réception des équipements. D’un coût global estimé à 1,4 milliard de dinars, le LNE est situé à la Nouvelle ville de Sidi Abdallah (Alger) sur une superficie de plus de 6 100 m2. Les travaux de réalisation de l’infrastructure, entamés en 2008, sont achevés et l’installation du mobilier de bureau, matériel informatique, réseau téléphonique et du système de télésurveillance est en cours. Le laboratoire, qui vient en renforcement du dispositif mis en place par le ministère du Commerce pour le contrôle de la qualité et la répression des fraudes, comptera 20 sections d’essais spécialisées pour le contrôle de la conformité des différents produits industriels. Une fois opérationnel, le LNE permettra d’améliorer le contrôle des produits de consommation non alimentaires notamment. Ses missions sont basées principalement sur le contrôle de la conformité des produits pris en charge par rapport aux textes réglementaires et aux normes nationales en vigueur, l’assistance aux laboratoires de la répression des fraudes dans différents domaines technique et principalement la maintenance des équipements et les opérations métrologique. Dans le cadre de ses activités commerciales, le laboratoire fournira des prestations aux opérateurs dans le cadre de l’obligation de l’autocontrôle, aux organismes chargés de l’évaluation de la conformité et de la certification, la confection des outils et bancs d’essais pour les fabricants, des prestations métrologiques (étalonnage et vérification) aux opérateurs.

Réactions (0)