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Santé | Par Ziad Abdelhadi | 17-05-2017

Le P-DG du Groupe pharmaceutique Saidal, Yacine Tounsi :

«Plusieurs projets d’usines en Afrique en maturation»

Les exportations de produits pharmaceutiques algériens vers des marchés de pays africains devraient connaître un saut quantitatif à moyen terme, selon les estimations du P-dg du Groupe pharmaceutique public Saidal, Yacine Tounsi.

Les exportations de produits pharmaceutiques algériens vers des marchés de pays africains devraient connaître un saut quantitatif à moyen terme, selon les estimations du P-dg du Groupe pharmaceutique public Saidal, Yacine Tounsi. «Les atouts dont dispose l’industrie pharmaceutique algérienne lui permettent d’aller rapidement vers l’exportation en direction du continent africain», a affirmé M. Tounsi qui s’exprimait en marge d'une table ronde sur l'industrie et la distribution des produits pharmaceutiques, organisée lors des travaux de la 18e édition du Forum pharmaceutique international, qui s’est clôturée hier à Alger. «L'industrie pharmaceutique algérienne est en pole position pour aller à l'exportation, puisqu'il existe actuellement 80 unités de production et 150 projets de nouvelles unités sont actuellement en maturation», expliquera-t-il. A ce propos, il indiquera que Saidal, qui a déjà eu plusieurs expériences d'exportation par le passé, «était en train de relancer cette activité» à destination du marché africain. M. Tounsi a également révélé que le Groupe pharmaceutique ne compte pas se limiter seulement à l'exportation, mais projette également l'implantation d'unités de production de produits pharmaceutiques dans des pays africains. «Nous sommes en train d'étudier plusieurs projets pour aller investir en Afrique. Ils sont en maturation», a précisé le responsable, en s'abstenant de donner plus de détails sur ces opérations. Le P-dg de Saidal a, par ailleurs, donné à cette occasion des informations sur la production locale des produits pharmaceutiques. Il a ainsi indiqué que la production locale couvre actuellement 60% des besoins du marché national. Interrogé sur la situation du marché local, toujours dépendant des produits importés, M. Tounsi a expliqué, qu'il est «très difficile de tout faire dans le domaine de l'industrie pharmaceutique. Aujourd'hui, nous produisons tout ce qui est à notre portée et qui est permis par la technologie que nous maîtrisons. D'autres domaines sont couverts par les produits génériques et importés, mais il reste une partie qui nécessite une grande technicité. Aussi, sommes-nous à la recherche de partenariats pour atteindre notre autosuffisance». Toujours dans la perspective de développer les exportations de produits pharmaceutiques vers le continent africain, le vice-président de l'Union nationale des opérateurs pharmaceutiques (Unop), Nabil Mellah, présent à cette table ronde,  a également fait part de l'ambition et de la capacité des opérateurs algériens d'exporter leurs produits vers les marchés africains. «Les opérateurs pharmaceutiques nationaux sont très ambitieux et nous avons un excellent maillage pour pouvoir aller à l'exportation, mais il reste le handicap des procédures administratives, notamment avec les banques et la règlementation des changes et du transfert de devises», a-t-il relevé. Le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), M'hamed Ayad, s’est, lui, dit favorable à l'idée de contracter des partenariats gagnant-gagnant avec des opérateurs africains dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, permettant de relancer la coopération entre les pays de l'Afrique et faire face à la concurrence mondiale. «Le marché africain des produits pharmaceutiques est très vaste, ce qui nécessite que les pays du continent se lancent dans une stratégie de coopération et de partenariat entre les opérateurs africains pour atteindre leur autosuffisance», arguera-t-il. A propos du marché africain, des experts présents à cette table ronde ont indiqué que la production pharmaceutique africaine a été estimée à un peu moins de 5 milliards de dollars en valeur en 2016, accusant un retard «majeur» sur le reste du monde selon eux.

Rappelons enfin que les travaux de la 18e édition du Forum pharmaceutique international, organisée les 15 et 16 mai dernier, se sont tenus en présence de pas moins de 3 000 participants et près de 60 laboratoires pharmaceutiques nationaux, internationaux et africains, représentant 32 pays d’Afrique et d’ailleurs.

Z. A./APS

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