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Divers | Par Ziad Abdelhadi | 20-05-2017

L’opération va s’étaler de juin à décembre 2017

200 startups innovantes en voie de création


L’Algérie, qui accusait une régression dans le domaine de la création de startups bien que le pays présente un potentiel et des opportunités inégalables, s’est résolue à inverser la tendance. En témoigne l’annonce de l’opération de création de 200 startups innovantes, entre le 14 juin et le 14 décembre 2017 par Mustapha Rahmani, commissaire de l’entité d’accompagnement algérienne appelée Carrefour international pour l’industrie scientifique et technologique (Ciist) en marge de la première édition qui s’est tenue jeudi dernier à l’Université des sciences technologiques Houari-Boumediene (Usthb). Selon ce dernier, l’opération de création de ces 200 startups innovantes, entre le 14 juin et le 14 décembre 2017, sera concrétisée à travers l'organisation de neuf (9) séminaires régionaux au niveau national. «C'est au niveau de l'université que nous trouvons la matière première relative aux idées de projets et de recherche», a affirmé M. Rahmani non sans déplorer que plus de 6 000 projets de recherche scientifique appliquée attendent toujours le marché de l'entreprenariat. Dans ce contexte, il a lancé un appel à tout le réseau de patronat en citant le Forum des chefs d'entreprises (FCE), la Confédération générale des entrepreneurs algériens (Cgeoa) et la Confédération algérienne du patronat (CAP) pour contribuer au projet de Ciit. Notons que lors de cette édition, il a été signé une dizaine de contrats portant sur des projets de création d'entreprises innovantes, présentés par de jeunes investisseurs et chercheurs issus de l'Usthb. «Ces projets de d’entreprises innovantes portent sur des secteurs économiques dont essentiellement le domaine pharmaceutique, le Btph et l'industrie navale», a indiqué pour sa part le vice-président du Ciit, M. Soufiane Hamini. S'agissant de la concrétisation de ces projets et en particulier le mode de leur financement, M. Hamini a expliqué qu'un bureau national serait installé à la fin mai à Alger et dont le rôle est d'accueillir les chercheurs porteurs de projets d'entreprises et de constituer une passerelle entre ces derniers et le monde industriel. Il a aussi expliqué qu’ «un accompagnement financier sera assuré par le Ciist, en participant à hauteur de 40% du capital de la startup qu'il récupérera une fois que l'entreprise engrangera des bénéfices». Il convient de savoir que les partenaires qui vont accompagner le Ciist dans son projet pour la création de ces startup sont notamment la Banque de développement local (BDL), la Société nationale de leasing (SNL), El Jazair Istithmar, l'Institut national de la propriété industrielle (Inapi) et l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex).

Soulignons au passage que de nombreux participants à la première édition du Ciist ont indiqué à l’unanimité que «la création des start-up en Algérie est souhaitable et réalisable pour peu que l’État contribue au démarrage et aide les étudiants à mettre le pied à l’étrier en leur offrant du travail et mettre, ainsi, en œuvre leur savoir-faire». D’autres suggèrent que «dans le domaine de l’entreprise, on doit favoriser l’insertion des jeunes en encourageant les entreprises à les recruter. Or, les entreprises, notamment celles de petits gabarits, ne voient pas encore l’intérêt des TIC dans leurs activités et n’ont pas souvent la possibilité financière de payer les services d’un ingénieur. Dans ce cas, l’État pourrait décider de prendre en charge la totalité ou une partie des salaires des ingénieurs pendant deux années et les mettre à la disposition de ces PME. Car lorsqu’on passera au commerce électronique, il faudra que chaque entreprise dispose d’un site où elle présente ce qu’elle fait, ses produits pour pouvoir les vendre à distance». Rappelons enfin et selon les responsables du Ciist, que moins de 20% des diplômés universitaires durant la précédente décennie se sont dirigés vers les mécanismes d'appui pour la création des petites entreprises (Ansej...) alors que 40% ne trouvent pas un travail stable. Le Ciist cite aussi la création de 500 000 petites entreprises entre 1997 et 2015 par l'Ansej et la Cnac.

Z. A./APS

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