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Théma | Par A. Lemili | 31-05-2017

Un début de Ramadhan serein

Jeûneurs : loin de la fringale coutumière

Autre élément par rapport auquel les Algériens ne font plus une fixation : leur sécurité. Il est vrai que depuis près d’une quinzaine d’années celle-ci est plus que réelle. D’ailleurs, au-delà de celle aveugle due au terrorisme, l’autre type de violence qu’est la délinquance urbaine est bien loin d’avoir pris l’ampleur à laquelle l’on aurait pu penser ou s’attendre. Il est vrai que les services de sécurité ont gagné en expertise en la matière et la politique de prévention mise en place depuis quelques années a permis de réduire de manière phénoménale la violence notamment celle du fait de la petite délinquance. Or, c’est celle-ci qui a pour particularité de polluer le quotidien de nos compatriotes. Bien évidemment, il appartient désormais aux Algériens de s’atteler à préserver cette sérénité, cette paix difficilement retrouvée, et il ne suffit pas de s’appuyer uniquement sur ceux qui ont pour mission leur protection et qu’ils accomplissent superbement, faut-il le souligner et insister, mais également à eux-mêmes

Pour une fois, les Algériens ont trouvé la mesure pour entamer le mois de Ramadhan dans de relatives bonnes conditions. En anticipant sur les achats de produits, toutes natures confondues auront-ils alors dans leur majorité transformé leurs domiciles en cambuse et la capacité de soutenir une rupture qui, fut-elle, durerait tout le mois.

Néanmoins, cette démarche digne d’une fourmi de fable n’a jamais épargné la propension des jeuneurs à rester sur le qui-vive dés lors qu’il s’agit d’autres éléments de table, de consommables rapides à l’image des confiseries dites orientales.

Contrairement à l’année écoulée, mais le constat ne concerne que les quatre premiers jours du mois de carême, nos compatriotes semblent également faire preuve d’un peu plus de retenue en matière de gaspillage même s’il est vrai que les rotations des équipes de nettoiement et ramassage d’ordures de la commune s’enchaînent sans désemparer 24/24h. La crise, l’inflation ont sans doute sérieusement titillé leur conscience mais surtout mis à mal leur portefeuille. D’ailleurs, cette réalité, pour une bonne partie des Algériens, a notamment contribué à une sensible modification de leur mode de consommation, ceci se matérialisant par des achats modérés de produits courants et peu chers parce que soutenus par l’Etat et dont la trajectoire était toute indiquée dans les 24 heures qui suivaient : les poubelles.

Imparablement, durant le mois de Ramadhan ne peut s’éviter une fringale hors normes, or, pour celui en cours mais à tenir compte seulement de ces quelques premiers jours autant dire qu’il n’y a pas bousculade devant les échoppes notamment celles ponctuelles autrement dit ces fast-foods d’un mois au pouvoir saisissant sur des consommateurs plus que disposés à acheter n’importe quoi, n’importe où, chez n’importe qui et peu importe les conditions dans lesquelles est préparé le produit.

Autre élément par rapport auquel les Algériens ne font plus une fixation : leur sécurité. Il est vrai que depuis près d’une quinzaine d’années celle-ci est plus que réelle. D’ailleurs au-delà de celle aveugle due au terrorisme, l’autre type de violence qu’est la délinquance urbaine est bien loin d’avoir pris l’ampleur à laquelle l’on aurait pu penser ou s’attendre. Il est vrai que les services de sécurité ont gagné en expertise en la matière et la politique de prévention mise en place depuis quelques années a permis de réduire de manière phénoménale la violence notamment celle du fait de la petite délinquance. Or, c’est celle-ci qui a pour particularité de polluer le quotidien de nos compatriotes. Bien évidemment, il appartient désormais aux Algériens de s’atteler à préserver cette sérénité, cette paix difficilement retrouvée et il ne suffit pas de s’appuyer uniquement sur ceux qui sont en charge de leur protection et qu’ils accomplissent superbement, faut-il le souligner et insister, mais également à eux-mêmes. Et tout cela commence, même s’il paraît pour le moins relever d’une forme d’angélisme, par un comportement civilisé de tout un chacun.

A. L.

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