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Théma | Par Kamel Amghar | 28-06-2017

Béjaïa

Les services de contrôle montent au créneau

Les services du commerce et de la répression des fraudes ont sévi durant les deux derniers mois.  En effet, les brigades de la DCP se sont largement déployées, à l'occasion du ramadhan, pour veiller à l'application de la réglementation, notamment en ce qui concerne l'affichage des tarifs, ainsi que le respect des normes d'hygiène. Une présence remarquée sur le terrain qui a énormément contribué à la stabilisation des prix et à la réduction notable des cas d'intoxication alimentaire. Cette montée au créneau des autorités compétentes a été vivement saluée par les citoyens et les associations de consommateurs, qui plaident pour la pérennisation de cet effort de contrôle des activités commerciales. Durant le mois précédent, les inspecteurs de la direction du commerce de la wilaya de Béjaïa ont effectué 1 253 opérations de contrôle, qui se sont soldées par l'établissement de 306 procès-verbaux sanctionnant diverses infractions et la fermeture d'une vingtaine de locaux commerciaux. Au bilan du mois de mai, on retient aussi la saisie de 3,133 tonnes de viandes blanches et rouges impropres à la consommation, alors qu'une autre quantité, 1,875 tonne, de produits divers avariés a été également détruite. Le montant des amendes perçues par le Trésor public pour le même mois a été arrêté à 2,3 millions de dinars. «Un effort particulier a été consenti en matière de contrôle à la production pour veiller sur les règles d'hygiène et de conformité des produits, d'une part, et pour l'encadrement et l'accompagnement des opérateurs économiques dans l'amélioration de la qualité et la promotion du produit national», souligne la direction du commerce qui concentre, ainsi, son action en amont. Début juin, les services vétérinaires de la wilaya, autre partenaire incontournable de cette mission publique pour la sécurité alimentaire, ont aussi saisi 30 quintaux de viandes blanches après la découverte d'un abattoir clandestin dans la commune de Tala Hamza, à la périphérie du chef-lieu de wilaya. Le propriétaire des lieux a été appréhendé et son dossier a été transféré à la justice. Les mêmes services ont pareillement fermé d'autres abattoirs illicites dans les communes de Toudja et Aokas et engagé les procédures judiciaires à l'endroit des contrevenants. Cette fermeté des pouvoirs publics a amené les commerçants et les producteurs à redoubler de vigilance afin d'éviter tout contentieux du genre qui serait, bien entendu, fatal pour leur image sur un marché concurrentiel. Les médias et les associations de consommateurs s'intéressent aussi, de plus en plus, à cette question d'hygiène alimentaire et des bonnes pratiques commerciales. «Le contrôle et la répression, à eux seuls, ne suffisent pas, sans cette réaction positive du consommateur et sa prise de conscience du danger qui le guette, en boudant et en dénonçant les commerçants indélicats et les mauvais restaurateurs», souligne la DCP, qui sollicite également une collaboration plus étroite des collectivités locales à travers les bureaux communaux d'hygiène. En somme, on note une convergence naissante dans ce domaine très sensible, susceptible de changer en profondeur les mœurs des opérateurs économiques et les réflexes des consommateurs. Il s'agit d'une dynamique qu'il convient de parachever en faisant preuve de rigueur et de transparence. Les pouvoirs publics et le mouvement associatif ont déjà prouvé qu'ils pouvaient faire beaucoup de choses dans ce sens.

K. A.

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