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Sport | Par Malik Boumati | 02-07-2017

Ces produits prisés par les sportifs amateurs présentent un danger réel

Nécessité de contrôler les énergisants

Depuis le début des années quatre-vingt-dix et l’anarchie politique et économique qui a suivi le déclenchement de la violence armée, de nombreuses nouvelles activités ont vu le jour en l’absence d’un contrôle sérieux de la part des structures de l’Etat. Il n’est pas facile de les citer toutes, mais pour ce travail il s’agit de parler des fameuses salles de musculation que les Algériens ont découvert dans les quatre coins du pays. De nouveaux concepts ont fait leur apparition dans le jargon local comme bodybuilding, fitness, aérobic..

Depuis le début des années quatre-vingt-dix et l’anarchie politique et économique qui a suivi le déclenchement de la violence armée, de nombreuses nouvelles activités ont vu le jour en l’absence d’un contrôle sérieux de la part des structures de l’Etat. Il n’est pas facile de les citer toutes, mais pour ce travail il s’agit de parler des fameuses salles de musculation que les Algériens ont découvert dans les quatre coins du pays. De nouveaux concepts ont fait leur apparition dans le jargon local comme bodybuilding, fitness, aérobic... Les chaînes de télévision françaises que les Algériens découvraient aussi, étaient également là pour faire connaître ces activités et les promouvoir. Ces salles ont eu beaucoup de succès malgré la crise politique et économique des plus graves que l’Algérie a connue à l’époque. Les jeunes aimaient se montrer avec des pectoraux, des bras et des torses bien tracés avec des muscles saillants. Et quand il s’agissait de pratiques sportives, des gestes avec du matériel, personne ne trouvait à redire. Personne ne s’inquiétait outre mesure. Y compris les parents qui laissaient leurs jeunes enfants s’entrainer dans ces salles qui poussaient comme des champignons dans toutes les villes d’Algérie. Même l’Etat, occupé à limiter les dégâts dans la grave crise qui frappait notre pays, ne s’attardait pas trop sur cette question, ni sur beaucoup d’autres d’ailleurs. Dans le même registre, personne, ni les familles ni les pouvoirs publics, n’a fait le lien entre les salles de musculation et de bodybuilding et la mort tragique, en octobre 1992, du champion international du culturisme, le Tlemcenien Mohamed Benaziza, décédé des suites d’une déshydratation importante dans une chambre d’hôtel aux Pays-Bas. Mais depuis la fin des années quatre-vingt-dix et le début de la décennie suivante, on parle de la commercialisation de certains produits énergisants qui aideraient ceux qui fréquentent les salles de musculation à accélérer le développement de leur musculature. Cela devient dangereux pour tous ces «zenda» qui se recrutent généralement parmi les jeunes voulant impressionner et plaire avec leurs corps bien musclés. Et cette fois, les gens se rappellent de feu Mohamed Benaziza et son sort tragique que l’on lie à la consommation de produits dopants. Des produits assez dangereux susceptibles de conduire à la mort. Cela inquiète les parents. Naturellement. Mais cela devrait aussi inquiéter les pouvoirs publics, notamment les services chargés du contrôle dans l’administration, mais aussi et surtout les responsables de la sûreté nationale qui devraient rester vigilants sur ce que pourrait être un trafic de produits dopants et, de surcroît d’une dangerosité certaine, pour la vie des jeunes pratiquant la musculation et le bodybuilding. L’Etat doit prendre conscience que la commercialisation et la consommation de ce genre de produits est un danger certain pour la santé publique. Des campagnes de sensibilisation sont nécessaires dans les salles de musculation autour du danger que représente la consommation des produits énergisants, particulièrement ceux qui échappent à tout contrôle sanitaire. Et les encourager à consommer seulement les produits fabriqués à base d’ingrédients naturels.

M. B.

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