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Evénements | Par Rafik Elias | 04-07-2017

Il est prématuré de voir dans cette hausse des cours un renversement de tendance

Le pétrole à plus de 48 dollars à Londres, le marché demeure surabondant

Les prix du pétrole se stabilisaient, hier en cours d'échanges européens, suite à la baisse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis et la faiblesse du dollar.

Les prix du pétrole se stabilisaient, hier en cours d'échanges européens, suite à la baisse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis et la faiblesse du dollar. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 48,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 6 cents par rapport à la clôture de vendredi. Le cours du Brent est monté lundi vers 7h20 GMT à 49,15 dollars, son niveau le plus fort en trois semaines. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI), pour livraison en août prenait 2 cents à 46,06 dollars. Le prix du WTI a atteint vers 07H25 GMT 46,44 dollars, son niveau le plus élevé en trois semaines. Vendredi, alors que le mois de juin se terminait, «les cours du pétrole ont terminé en fanfare le mois et le trimestre, les deux références du brut, mettant un terme à une série de baisses, après cinq replis hebdomadaires consécutifs», a observé un analyste. Et ce sont les États-Unis qui ont alimenté cette reprise des cours, avec notamment un accès de faiblesse du dollar, un mouvement qui rend les achats d'or noir libellés dans la monnaie américaine, moins onéreux et donc plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises, et une baisse de la production lors de la semaine close le 23 juin. «Un autre pilier de soutien des cours s'est matérialisé sous la forme d'une pause dans la hausse implacable de l'activité de forage aux États-Unis la semaine dernière», a noté l’analyste. En effet, selon des données publiées vendredi, «le nombre de puits en activité aux États-Unis a baissé pour la première fois depuis janvier, ce qui laisse à penser que certains producteurs commencent à sentir l'impact négatif de la récente baisse des prix», a-t-il poursuivi. La production de pétrole de schiste aux États-Unis, l'une des grandes responsables de la surabondance de l'offre mondiale d'or noir, est coûteuse et n'est plus rentable si les cours du brut sont trop bas. Mais, selon certains analystes, «il est trop tôt pour voir (cette hausse des cours) comme un renversement de tendance». En effet, les signaux sur l'offre mondiale pointent toujours la difficulté pour l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires de limiter leur production, malgré les engagements pris en fin d'année dernière. «Même si les pays liés par cet accord le respectent à 92%, la production du Nigeria et de la Libye, tous deux exemptés de limitation, croît considérablement», a relevé un analyste. En outre, les échanges devraient rester limités en début de semaine car de nombreux investisseurs seront absents aujourd’hui, après une partie de la journée  d’hier, fête nationale aux Etats-Unis, jour férié.

R. E./Agences

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