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Culture | Par  Sihem Bounabi | 06-07-2017

La culture en écho à la fête de l’indépendance et de la jeunesse

L’acte de créer, bastion de la nation et âme du peuple

La date symbolique du 5 juillet, marquant la célébration de la double fête de l’indépendance et de la jeunesse, est une date  intrinsèquement liée au monde de la culture  et de la créativité. L’esprit de l’appel du 1er Novembre, la célébration par tout un peuple de la liberté arrachée au prix des plus grands sacrifices, et l’ode à la jeunesse menant le combat sur tous les fronts sont une source d’inspiration intarissable pour les artistes algériens.

La date symbolique du 5 juillet, marquant la célébration de la double fête de l’indépendance et de la jeunesse, est une date  intrinsèquement liée au monde de la culture  et de la créativité. L’esprit de l’appel du 1er Novembre, la célébration par tout un peuple de la liberté arrachée au prix des plus grands sacrifices, et l’ode à la jeunesse menant le combat sur tous les fronts sont une source d’inspiration intarissable pour les artistes algériens.

Dès le déclenchement de la guerre de libération nationale, artistes plasticiens, écrivains et intellectuels algériens, ont fait de la plume, du pinceau, des planches, des scènes musicales et artistiques des armes de résistance  pour porter  la voix d’un peuple qui lutte pour se libérer du joug colonial. C’est tout naturellement que ce souffle de liberté et d’engagement a imprégné de nombreux courants créateurs en Algérie. La guerre pour l’indépendance est ainsi une thématique récurrente tant dans  les arts plastiques, la littérature, le théâtre que la musique. Les nouvelles générations, cette jeunesse qui vit dans une Algérie libre et indépendante, entonne également des chants patriotiques comme un devoir de mémoire.  Des chants qui sont, au fil des décennies, réarrangés d’un point de vue de la composition musicale, mais qui gardent toujours l’âme des textes pionniers, rendant hommage aux martyrs et  faisant le serment de continuer de porter le flambeau de la liberté.  Un serment qui a retenti encore plus fort durant les années quatre-vingt. Au cœur le plus sombre de la tragédie,  les artistes algériens ont continué à résister face à l’obscurantisme.  La culture, bastion des repères identitaires, a payé encore une fois un lourd tribut avec les tragiques assassinats de nombreuses personnalités qui étaient au premier rang du combat pour la vie et la créativité culturelle afin de libérer l’algérien du joug de la pensée extrémiste. Dès les années 2000, l’accent a été mis sur la préservation des repères identitaires. L’art comme passerelle intergénérationnelle, de passeurs de mémoire du combat des aïeux, celui des jeunes qui ont défiés le colonialisme, mais également du combat citoyen pour que l’Algérie reste debout face au terrorisme, sont autant de  balises patriotiques, de morceaux de mémoire fracassant les silences,  déchirant le voile de l’oubli,  qui  ont éclaté dans une myriade  de créations culturelles et artistiques ou la jeunesse se réapproprie l’amour de la patrie et la soif de liberté. Une jeunesse  qui est toujours créative et vigilante, notamment à travers les réseaux sociaux, supports de diffusions d’œuvres en tout genre, mais également plateforme de mobilisation et de résistance. Notamment à l’encontre de stèles à l’esthétisme douteux, qui ont été démontées face à l’indignation de ceux qui  refusent que l’héritage des aïeux soit bafoué. Ainsi,  l’esprit du 5 Juillet,  c’est aussi celui de la culture, de la liberté de créer, une polyphonie incarnant l’âme de l’Algérie,  car sans culture, la liberté  aurait un gout amer d’une jeunesse coupée de ses racines et dont l’avenir ne peut être rêver qu’a travers des créations authentiques. Aujourd’hui,  55 ans après les premières festivités de la célébration de la fête de l’indépendance et de la jeunesse,  la guerre de libération nationale, le devoir de mémoire et la célébration de la liberté sont toujours d’actualité. Cette année encore, la célébration a été marquée par de nombreuses festivités artistiques marquées par la naissance d’une nouvelle génération de créateurs.  Des musiciens, chanteurs, comédiens, artistes photographes,  plasticiens et cinéastes, qui clament l’amour de la patrie.  Une jeunesse  qui se tient vigilante du côté de la vie afin de sortir du mal-être ambiant, une jeunesse qui porte  l’Algérie dans le cœur cristallisant dans ses actions l’appel de la patrie «Tahya Djazair».

 S. B.  

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