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Sport | Par A. Lemili | 08-07-2017

Le président de la FAF face à la presse

Enfoncer des portes ouvertes, une évidence

En toute logique, et vu la situation prévalant, la FAF et la LFP ne pourraient que fermer leurs portes tant le football national ne remplit pas le strict minimum des normes exigées




Kheireddine Zetchi, le président de la Fédération algérienne de football tiendra aujourd’hui une conférence de presse. Que pourra-t-il être dit  au cours de cet exercice médiatique sachant que depuis l’assemblée générale élective et la désignation du nouveau bureau fédéral, en réalité, la situation du football national n’a pas grandement changé alors que le récent «dégommage» du président de la commission fédérale d’arbitrage sans que, depuis son élection il y a de cela quatre mois, il n’ait encore entamé son activité, apporte la preuve qu’autant à la base, le sommet ne peut se targuer de réelle gestion orthodoxe. Heureux qui comme nos confères disposent d’une interminable batterie de questions auxquelles le président de la Fédération va devoir apporter des réponses précises et surtout… convaincantes sachant que certaines (réponses) ont déjà été données par l’ancien bureau sans que les mesures, si tant est qu’elles aient été annoncées, aient effectivement été suivies d’effet. Il suffit pour cela de jeter un coup d’œil à nouveau sur les communiqués de presse de toutes les réunions du BF depuis le passage de la discipline au professionnalisme pour saisir l’ampleur des décalages.

S’il y a récurrence sur la question de l’arbitrage, un épiphénomène qui gangrène le football, il ne faudrait pas non plus occulter, sur au moins une dizaine de situations aussi pénalisantes les unes que les autres, celle (question) du recours systématique d’une légion de footballeurs à l’arbitrage de la Commission nationale de règlement des litiges quant au bénéfice d’un droit basique : leur salaire. Et à partir de cette triste réalité, autant s’interroger, voire interroger les responsables activant au sein des structures relevant des instances sportives nationales sur ce qui mine un secteur qui n’a jamais été aussi sinistré que depuis l’avènement du professionnalisme. La réponse se trouvant évidemment dans le pourrissement installé plus particulièrement dans les milieux du football par des pratiques, méthodes et démarches aux antipodes des valeurs morales, d’abord, et sportives ensuite. En fait, ce qu’il y a de plus étrange et surtout d’inquiétant dans ce cas de figure c’est la propension des pouvoirs publics à ignorer délibérément que tous les cas existants relèvent du non respect des lois de la république dont celle consacrée aux dispositions relatives aux relations de travail. Toute relation de travail est sujette à un contrat dûment établi, mutuellement approuvé où sont consignés droits et devoirs des contractants avec pour conséquence une ou des contreparties imputables à chaque partie. Or, à chaque de fin de saison correspond le même remake à savoir l’affluence de plaignants auprès de la CRL même si durant l’année en cours cette affluence a quand même eu lieu durant la période de transfert automnale, mais aussi à quelques encablures de la fin du championnat. Quoiqu’il en soit il y a bousculade. Quelle réponse donnera Kheireddine Zetchi à une réalité qui l’est autant qu’un nez se situe au milieu de la figure ? S’évertuera-t-il à prendre des engagements au nom de la Dncg dont il dira que désormais celle-ci assurera  pleinement ses missions pour ne pas dire ses…responsabilités. Auquel cas, la première consisterait donc à sanctionner les douze clubs de Ligue 1 interdits de recrutement pour la saison à venir pour qu’ensuite les contraintes aillent encore plus loin si les salaires dus aux plaignants ne sont pas versés et consisteraient alors à la défalcation de points (exemple du Racing Club de Relizane pour des conséquences dont il n’est nul besoin de faire un schéma) et pourquoi pas aller à l’extrême : rétrograder le club ou les clubs concernés. Sauf qu’il s’agit là d’un cauchemar qu’il n’y a pas lieu de caresser même en… rêve. Bien entendu, nous n’avons évoqué que deux situations précises qui par nature pourraient pourrir la relative sérénité qui baigne les FAF et LFP, mais ils s’en trouvent tellement que si la logique régnait les deux structures ne pourraient que fermer leurs portes tant le football national ne remplit pas le strict minimum des normes exigées dans une compétition normalement faite et dont le postulat serait d’avoir du respect pour ceux qui en vivent en l’occurrence les publics.

Il est à parier que dans un formidable salto dont n’en ont la faculté que les responsables du football national, le président de la FAF va ânonner des réponses qui convaincront  ceux qui ont pour habitude de tirer les ficelles. En attendant ils continueront d’évoluer  sur une corde raide en attendant le prochain… tumulte. Ce ne sera toutefois qu’un autre bis repetita

A. L.

 

 

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