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Sport | Par A. Lemili | 09-07-2017

Activités sportives,  logistique et marketing

L’inculture chronique des dirigeants de clubs

Tout s’imbrique : pas de sportifs hors normes donc pas de sponsors à même de prendre en charge un équipementier, même si celui-ci peut l’être lui-même. Du coup, ce qu’il y a de sportifs parmi les footballeurs, les volleyeurs, basketteurs, athlètes dans le pays continueront de se vêtir pour se vêtir en acceptant les propositions d’équipementiers certains quasiment inconnus parce que naissants, d’autres qui tracent leur sillon mais dont la notoriété ne risque pas de contribuer à celle du sportif qui se voudrait en être le… champion. Mais s’il est admis que c’est à l’équipementier qu’échoit la latitude de proposer ses services à une équipe ou un athlète, il échoit également à ces derniers le droit, voire le devoir, d’accepter ou de ne pas y accéder, car l’habit ne fait pas forcément le moine et qu’il ne peut être seulement question de tenue vestimentaire. Tout sportif qui revendique son statut, doit avoir ses exigences, cela fait partie du marketing, une politique dont aucune des associations sportives ne dispose dans son mode de gestion et qu’aucun sportif local ne maîtrise

Il y a de cela onze ans, l’équipementier italien Lotto était venu s’installer en Algérie marquant ainsi son intérêt pour le marché national et plus particulièrement pour le football qui au-delà des frontières avait de la notoriété. A l’époque une notoriété non pas encore imputable à la qualité de cette discipline qui était bien loin d’en avoir mais plus particulièrement pour le formidable engouement du public. Or, qui dit intérêt du public dit potentiel marché si tout fonctionne selon les normes bien entendu. Ce qui n’a pas été le cas et l’équipementier italien n’a vraisemblablement pas fait fortune en Algérie. Ceci étant et exception faite donc de la sélection nationale laquelle est, elle, représentative et porteuse, certains autres équipementiers parmi les plus importants ne se font pas tellement prier pour que leur marque soit l’oriflamme des Verts. Globalement donc, la question des équipements ne se limite qu’au football et par voie de conséquence qu’à celle (question) liée à l’aspect vestimentaire. D’ailleurs avec la dernière finale de Coupe d’Algérie le sujet s’est de lui-même exhumé avec la contrariété rencontrée par le CR Belouizdad à habiller et seulement habiller son équipe. En somme, le souci des associations sportives ne se limite donc qu’à vêtir leurs sportifs et non pas à chercher et trouver à travers cette opération les moyens de les mettre dans de bonnes conditions et, par voie de conséquence, à améliorer leurs performances. Mais, peut-on vraisemblablement s’attendre ou s’évertuer à vouloir améliorer les performances des footballeurs algériens quand dans leur grande majorité ces derniers n’ont pas de prédispositions naturelles. Ce qui revient à considérer que le souci de la performance aurait été de mise effectivement au cas où d’autres disciplines auraient autant pignon sur rue que le football, notamment l’athlétisme et la natation lesquelles, et cela est de notoriété publique, ne peuvent se suffire des seules aptitudes physiques des athlètes mais de l’inévitable concours de la qualité des équipements, qu’il s’agisse des pointes pour le coureur, de la perche pour le sauteur, du maillot pour le nageur, de la raquette pour le tennisman, du canoë et de ses avirons, de la balle de ping-pong, du ballon de hand-ball, du revêtement de la piste d’athlétisme. En fait, tout ce qui  en dynamique rendrait exploitable un millionième de seconde, cette fraction de temps imperceptible qui pourtant fait la différence. Et dans cet ordre d’idées tout s’imbrique finalement : pas de sportifs hors normes et donc pas de sponsors à même de prendre en charge un équipementier même si celui-ci peut l’être lui-même. Du coup, ce qu’il y a de sportifs parmi les footballeurs, les volleyeurs, basketteurs dans le pays continueront de se vêtir pour se vêtir en acceptant les propositions d’équipementiers, certains quasiment inconnus, parce que naissants, d’autres qui tracent leur route mais dont la notoriété ne risque pas de contribuer non plus à celle (notoriété) du sportif qui se voudrait en être le… champion. Enfin, il y a lieu de souligner quand même que si c’est à l’équipementier qu’échoit la latitude de proposer ses services à une équipe, un athlète c’est à ces derniers qu’échoit la volonté de ne pas y accéder au motif que  «l’habit ne fait pas forcément le moine» et s’il est seulement question de tenue vestimentaire tout sportif qui revendique son statut doit avoir ses exigences et tout cela fait partie du marketing, une politique qu’aucune des associations sportives ne dispose dans son mode de gestion et qu’aucun sportif local ne maîtrise.

A. L.

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