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Economie | Par Bahia Aliouche | 10-07-2017

Plusieurs axes pour le secteur de l’énergie dans le plan d’action du gouvernement

Intensifier les efforts pour assurer la sécurité énergétique à long terme       

Assurer la sécurité énergétique à long terme, tel est l’objectif majeur fixé pour le secteur de l’énergie. Le gouvernement Tebboune compte, à ce titre, augmenter le niveau de production primaire, poursuivre le développement des capacités de raffinage et de pétrochimie et la mise en œuvre du Programme national d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables

Dans le Plan d’action du gouvernement, il est prévu la poursuite des efforts déjà engagés dans le secteur de l’énergie à l’effet d’assurer la sécurité énergétique à long terme et demeurer un acteur actif sur le marché international des hydrocarbures. Les programmes et plans visant à développer les hydrocarbures et les énergies renouvelables s’inscrivent ainsi dans la continuité. Il en est de même pour le Programme national d'efficacité énergétique.

Le gouvernement Tebboune entend ainsi intensifier l'effort de recherche afin de consolider, d'une part, la base des réserves d'hydrocarbures et, d'autre part, augmenter le niveau de production primaire ainsi que la poursuite de développement des capacités de raffinage et de pétrochimie. Sur la période 2017-2021, l'objectif de production primaire cumulée est de l'ordre d'un milliard de TEP, et la production évoluera à un rythme annuel moyen de 3,7%. Les pouvoirs publics s’attèlent aussi à développer et moderniser les capacités de raffinage. Et c’est à ce titre qu’il est prévu la réalisation de deux raffineries d'une capacité de cinq millions de tonnes/an chacune, une unité de craquage de fuel de quatre millions de tonnes/an et de deux unités de reforming catalytique. Ces projets permettront une augmentation de 35% de la production des produits raffinés, et assureront la satisfaction du marché national et la réalisation d'un excédent destiné à l'exportation.  Pour répondre à l'augmentation continue de la consommation en produits raffinés, il est programmé la réalisation de nouvelles capacités de stockage et de transport des carburants par canalisation, tandis que le réseau des stations-services sera également renforcé par l'achèvement des aires de services autoroutiers et la réalisation de méga-stations. Il est également prévu dans le plan la poursuite de la mise en œuvre du Programme national d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, placé par le président de la République, «au rang de priorité nationale». Lancé en 2001 et révisé en février 2015, ce programme prévoit une production, d’ici à 2030, de 22 000 MW d’électricité de source renouvelable, notamment solaire et éolienne, destinés au marché intérieur, en plus de 10 000 MW supplémentaires à exporter. Ce qui correspond à 27% de la production globale d’électricité et au double de la capacité actuelle du parc national de production de cette énergie. Il en résultera ainsi, à l’horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien accompagné, à moyen terme, de la production d’énergie à partir du solaire thermique, ainsi que l’intégration de la cogénération, de la biomasse et de la géothermie. Grâce à ce programme, il est prévu de réaliser une économie de près de 300 milliards de m3 de gaz sur la période allant de 2021 à 2030, qui seront orientés vers l’exportation et rapporteront à l’Etat d’importants revenus supplémentaires.

Outre le développement des énergies renouvelables, l’Etat compte aussi poursuivre les efforts visant à promouvoir l’efficacité énergétique. Le lancement du programme national d’efficacité énergétique obéit à la volonté de l’Algérie de favoriser une utilisation plus responsable de l’énergie et d’explorer toutes les voies pour préserver les ressources et systématiser la consommation utile et optimale. Sa mise en œuvre générerait une économie d’énergie cumulée de l’ordre de 90 millions de TEP (tonne équivalent pétrole), dont 60 millions à l’horizon 2030 et 30 millions de TEP, au-delà de 2030. Ainsi, il permettrait pour l’année 2030 de réduire la demande en énergie d’environ 10%. Le programme se focalise sur les secteurs de consommation qui ont un impact significatif sur la demande d’énergie. Il s’agit principalement du bâtiment, du transport et de l’industrie. Pour le secteur du bâtiment, le programme vise à encourager la mise en œuvre de pratiques et de technologies innovantes, autour de l’isolation thermique des constructions.  S’agissant du secteur des transports, le programme national de l’efficacité énergétique vise à promouvoir les carburants les plus disponibles et les moins polluants, en l’occurrence, le GPLc et le GNc : l’objectif étant de contribuer à réduire la part du gasoil, en plus des retombées bénéfiques sur la santé et l’environnement. Ceci se traduirait par une économie, d’ici 2030, de plus de 15 millions de TEP. Pour le secteur de l’industrie, le programme vise à amener les industriels à plus de sobriété dans leurs consommations énergétiques. En effet, l’industrie représente un enjeu pour la maîtrise de l’énergie du fait que sa consommation énergétique est appelée à s’accroître à la faveur de la relance de ce secteur. Pour ce secteur, c’est plus de 34 millions de TEP qui seront ainsi économisées.

B. A.

 

 

 

 

 

 

 

 

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