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Divers | | 10-07-2017

Le texte a été adopté vendredi dernier par les Nations unies

L’Algérie se félicite de la conclusion d'un traité d’interdiction des armes nucléaires

L’Algérie s’est félicitée de l’adoption vendredi dernier par les Nations unies d’un traité d’interdiction des armes nucléaires le qualifiant «d’avancée majeure» dans la voie du désarmement. Intervenant à la clôture des travaux de la Conférence des Nations unies pour la négociation de ce traité, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, Sabri Boukadoum, a indiqué que cette adoption représentait «une avancée majeure dans la voie du désarmement nucléaire», précisant que la communauté internationale vient «d’adopter l’un des instruments internationaux les plus importants, fruit de négociations multilatérales».

M. Boukadoum a relevé que «la seule garantie contre l’emploi ou la menace d’emploi des armes nucléaires réside dans leur élimination totale, en vue d’instaurer la paix et la sécurité dans un monde exempt de ce type d’armes». Aussi, a-t-il déploré le fait que les armes nucléaires demeurent dépourvues d’un cadre international d’interdiction, à l’instar des autres armes de destruction massives biologiques ou chimiques. L’ambassadeur a réaffirmé, à ce titre, «l’attachement de l’Algérie à faire du désarmement nucléaire une priorité absolue dans le domaine de la sécurité internationale», soulignant son rôle joué dans les efforts internationaux visant l’édification d’un monde exempte de ces armes.

Evoquant les conséquences sur la santé des population et sur l’environnement que l’Algérie continue de subir depuis les années soixante, suite aux essais nucléaires que l’armée coloniale française a mené à Reggane et In Ekker, dans le désert algérien, M. Boukadoum a rappelé que l’Algérie avait adhéré à l’Initiative humanitaire qui reflète une prise de conscience constante de la communauté internationale des dangers de ces armes, pour conjuguer ses efforts à ceux des autres nations œuvrant pour la cause du désarmement.

En conclusion, M. Boukadoum n’a pas manqué d’exprimer ses regrets quant à l’absence dans des puissances nucléaires qui ont boycotté le processus de négociations, en déclarant, que grâce aux dispositions de ce Traité «nous leur avons laissé la porte ouverte pour nous rejoindre dans cette initiative pour l'intérêt de toutes les nations, y compris les leurs».

L’Algérie a participé activement à l’adoption de ce traité qui vise à renforcer le régime international de désarmement nucléaire par l’instauration, dans un premier temps, d’une nouvelle norme juridique internationale rendant les armes nucléaires interdites, en attendant de les éliminer totalement. Cette conférence de négociations, convoquée par une résolution onusienne adoptée en décembre 2016, sous la présidence algérienne de la première Commission en charge du désarmement et de la sécurité, constitue la contribution la plus importante dans l’histoire des efforts internationaux visant le désarmement nucléaire.

APS

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