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Théma | Par A. Lemili | 12-07-2017

Estivants, communes… même responsabilité

De beaux rivages dans un état déplorable

Pelures de melon et pastèque, bouteilles, pots de yaourt vidés, emballages… tous ce qui pourrait constituer les vestiges d’un repas - d’autant plus qu’ils s’en trouvent parmi les baigneurs qui n’ont aucune retenue à cuisiner sur place-, auxquels s’ajoutent serviettes hygiéniques, couches de bébés, déjections d’enfants, mégots de cigarettes… se retrouvent sur nos plages. En fait, quelle que soit la bonne volonté des services de la commune et même si elle n’est pas également phénoménale, il y a nécessité de rendre justice aux responsables et aux agents lesquels, de guerre lasse, préfèrent laisser… tomber. Quitte pour cela à ce que les vestiges évoqués en plus d’autres détritus jonchent le bord de mer. Car, il faudrait en effet, admettre que même si les bacs et autres corbeilles à ordure ne sont pas présents en nombre suffisant, rien n’empêche les estivants d’un jour de tout remballer dans le contenant d’origine et de s’arrêter en cours de chemin de retour à hauteur d’une niche à ordures pour s’en débarrasser


Depuis le temps qu’est née la première action des éboueurs de la mer, c’est-à-dire plus de 20 ans, autant concéder que malheureusement cette initiative due à une demi-douzaine de jeunes n’a pas fait florès. Ce n’est pourtant pas l’immensité d’un littoral de rêve qui fait défaut. Bien au contraire, si au milieu des années 1970, et pour les raisons que l’on sait, les plages étaient quasiment désertes, aujourd’hui la démographie aidant, la disponibilité des moyens de transport, leur sécurisation (plages) et l’aménagement même très souvent sommaire de certaines d’entre elles font de l’affluence quelque chose de phénoménal. Encore que le constat ne se limite plus aux seuls week-ends où la ruée est encore plus importante, mais carrément les sept jours de la semaine et au même rythme. Ceci est d’autant plus réconfortant que la grande satisfaction obtenue en ce sens par les Algériens ne se limite pas heureusement à une catégorie sociale mais à l’ensemble de la société qu’il s’agisse de riches, pauvres et prolétaires. Et forcément, à une affluence impossible à endiguer ne peuvent être évités des comportements ne correspondant pas à un minimum d’éducation, et  quel que soit la capacité d’intervenir sur place des représentants des pouvoirs publics entre agents de la Protection civile, dont d’ailleurs ce n’est pas le rôle, et de ceux de la Gendarmerie nationale, rien ne peut y faire. De fait, il ne se trouve plus une seule bordure de mer accessible aux baigneurs qui pourrait être qualifiée de propre, exception faite des espaces rétrocédés dans un cadre réglementaire à des prestataires privés lesquels permettent paradoxalement de délivrer une image instantanée laquelle malheureusement fera la différence entre un espace qui est contenu et un autre qui ne l’est pas. D’ailleurs, dans ce qui semble reproduire le mythe de Sisyphe, nombreuses sont, notamment à l’est du pays, les communes côtières qui ne s’embarrassent pas de «préparer» l’arrivée des estivants, une démarche nourrie légitimement par l’état dans lequel sont restitués les lieux au cours de la première journée suivant l’ouverture réglementaire des plages à la baignade. Pelures de melon et pastèque, bouteilles, pots de yaourt vidés, emballages… tous ce qui pourrait constituer les vestiges d’un repas, d’autant plus qu’ils s’en trouvent parmi les baigneurs qui n’ont aucune retenue à cuisiner sur place, auxquels s’ajoutent serviettes hygiéniques, couches de bébés, déjections d’enfants, mégots de cigarettes… se retrouvent sur nos plages. En fait, quelle que soit la bonne volonté des services de la commune et même si elle n’est pas également phénoménale, il y a nécessité de rendre justice aux responsables et aux agents lesquels, de guerre lasse, préfèrent laisser… tomber. Quitte pour cela à ce que les vestiges évoqués, en plus d’autres détritus, jonchent le bord de mer. Car, il faudrait en effet admettre que même si les bacs et autres corbeilles à ordure ne sont pas présents en nombre suffisant, rien n’empêche les estivants d’un jour de tout remballer dans le contenant d’origine et de s’arrêter en cours de chemin de retour à hauteur d’une niche à ordures pour s’en débarrasser. En somme, tout le monde semble être concerné, même si chacun tire la couverture à soi, au motif que l’un et l’autre font usage d’une sorte de rétorsion pour se contraindre mutuellement à corriger comportement social et devoir administratif.

A. L.

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