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Culture | Par Sihem Bounabi | 18-07-2017

Une convention a été signée avec le théâtre arabe du Caire

Le Festival du théâtre amateur de Mostaganem s’ouvre à l’international

La convention prévoit de produire, à l’avenir, des œuvres théâtrales entre les deux parties et d’organiser des formations à l’adresse des jeunes troupes de théâtre amateur des deux pays

En marge de la 50e édition du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem (Fnta-2017) qui se clôture demain, une convention de partenariat a été signée dimanche dernier, à Mostaganem, entre les directions du Festival et du théâtre arabe du Caire. Le commissaire du Festival, Nouari Mohamed, et le directeur du Festival du théâtre arabe du Caire en Egypte, Amrou Douara, ont présidé la cérémonie de signature de cette convention en présence des membres des deux festivals, de comédiens et d’artistes qui prennent part au festival de Mostaganem. Le commissaire du Fnta, Nouari Mohamed, a estimé que «cette convention représente un premier pas de l’ouverture du festival de Mostaganem sur le monde extérieur, après un demi-siècle d’existence», ajoutant qu’elle «permettra, à l’avenir, de produire des œuvres théâtrales communes entre les deux parties et de contribuer à la formation des jeunes troupes de théâtre amateur des deux pays», rapporte l’APS. Le directeur du Festival arabe du Caire et fondateur de l’association égyptienne des amateurs de théâtre, Amrou Douara, a souligné, de son côté, que les grandes lignes de cette convention ont été mises en place en attendant la finalisation des projets à initier ensemble. Il a rappelé qu’elle permettra de produire des œuvres communes et d’échanger les expériences. La convention vise, ainsi, à renforcer le travail des deux parties en faveur du développement de la société dans divers domaines par le biais de la pratique artistique, en contribuant à l’ancrage d’une culture théâtrale puisant des différentes expériences menées dans le 4e art pour gagner un nouveau public.

Dans le cadre de cette convention, huit articles ont été ratifiés permettant aux deux parties de travailler pour la promotion de la culture théâtrale, la diffusion et le soutien à la création artistique par le biais d’ateliers et de sessions de formation, l’organisation de conférences, de festivals dans les domaines du théâtre et le montage d’œuvres communes avec la participation artistique de chacune des deux parties. Dès lors, cet accord permet aux deux institutions de bénéficier de leurs expériences respectives, de présenter des expériences théâtrales communes et de participer aux deux festivals de Mostaganem et du Caire.

Le commissaire du Fnta a annoncé la prochaine signature d’une convention similaire avec le Festival international du théâtre juvénile de Charm Cheikh d’Egypte et d’autres accords sont en perspective avec des festivals de Tunisie, du Maroc, de Palestine et de Dubaï, entre autres. D’autre part, le même responsable a indiqué que le Festival du Caire a accueilli, lors de ses précédentes éditions, des troupes algériennes comme il a honoré des noms du théâtre algérien comme Fouzia Ait El Hadj, Sid Ahmed Agoumi, et les regrettés Keltoum et M’hamed Benguettaf.

Pour rappel, le coup d’envoi de la 50e édition du Fnta a été donné en grande pompe jeudi passé, notamment avec le défilé d’un carnaval de plus de sept cents personnes ainsi que la présentation d’un montage théâtral musical. Le La de la compétition a été donné par la troupe Ithran de Tizi Ouzou, qui présenter la pièce intitulée Elmasrahiya Elakhira, texte du dramaturge irakien Faleh Chaker, traduit en amazigh par Taoues Yehia Messaoud et mis en scène par Okbaoui cheikh, hissant ainsi haut la barre, entre les dix troupes venues des différentes wilayas du pays, en lice pour le grand prix. Cette édition est également marquée pas des spectacles en hors compétition, avec une dizaine d’autres troupes amatrices et trois troupes étrangères, invitées d’honneur de cette édition, venues de France, de Tunisie et d’Espagne.

En marge des compétitions les festivaliers ont assisté à des conférences sur le parcours du Festival du théâtre amateur, l’expérience du théâtre amateur en Europe et le théâtre amateur palestinien. Des ateliers se poursuivent aussi  pour plus de soixante-dix stagiaires de différentes troupes amatrices de plusieurs wilayas du pays, repartis dans quatre ateliers dédiés à l’interprétation, l’expression corporelle, la chorégraphie et la scénographie.

S. B./APS

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