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Editorial | Par Hassan Gherab | 18-07-2017

Mues salvatrices

Ça bouge, intensément. Et ce de bon augure. En l’espace de quelques semaines, les premiers changements interviennent dans les structures de l’Etat. On plante le décor pour l’application du plan d’action du gouvernement. En maestro, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné le La en opérant, quasi simultanément, des mouvements dans les corps de la magistrature, des walis et walis-délégués ainsi que, dernier en date, des secrétaires généraux des wilayas et des circonscriptions administratives. Commentant les mutations et promotions à la tête des wilayas, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire dira qu’elles visent à introduire un catalyseur pour une réaction en chaîne dont le produit final devra être le développement. Les nouveaux responsables devront enclencher une nouvelle dynamique dans la gestion des collectivités locales, avec, pour objectifs, toutes les réalisations attendues en termes de développement, modernisation du service public, amélioration du cadre de vie, rapprochement et implication du citoyen… En somme, faire de cette cellule locale une brique solide et homogène dans l’édifice national. Pour réussir ce challenge et assurer un retour sur investissement, les responsables nommés à ces postes de commandes ont été choisis parmi les cadres ayant déjà fait leurs armes et leurs preuves au niveau d’autres administrations locales où ils ont assumé des responsabilités, qui leur confèrent une expérience dans le domaine de la gestion publique locale. De plus, précise le ministère, ils sont, relativement, jeunes, avec une moyenne d'âge de 57 ans. Mais la mue ne se limite pas à ce mouvement d’ensemble. Des changements sont également intervenus à de hauts niveaux dans d’autres institutions dont le ministère de l’Industrie, secteur stratégique s’il en est pour un pays condamné à diversifier son économie mono-productrice et mono-exportatrice. Même si les ministères n’ont pas jugés utiles de communiquer et médiatiser ces départs-remplacements de directeurs centraux - ce que, vu les implications et incidences évidentes, nous déplorons-, fuites, déclarations anonymes et autres sources informelles s’en sont chargées, alimentant les réseaux sociaux et certains médias. Ces informations ont évidemment fait leur petit effet. En plus des commentaires et prétendues analyses sur le pourquoi du comment de ces changements, elles n’ont pas tardées à produire des rumeurs sur de futurs changements qui toucheraient les directions d’entreprises et de banques. Aucune infirmation ni confirmation, même si on croise les doigts pour cette dernière option, qui, toutefois, ne devra pas être une réédition de «bonnet blanc, blanc bonnet». L’obligation de résultats doit devenir la condition sine qua non pour écarter définitivement tous les incompétents, les médiocres et les irresponsables.

H. G.

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