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Evénements | De notre correspondant à Tizi Ouzou Malik Boumati | 22-07-2017

Ils étaient parqués dans un site insalubre en plein air

501 migrants nigériens transférés vers un site aménagé à Tizi Ouzou

491 migrants nigériens ont été transférés dans la soirée de mercredi dernier par les autorités de la wilaya de Tizi Ouzou d’un endroit insalubre vers un autre mieux adapté. Dans la matinée de jeudi dernier, une dizaine d’autres ont été acheminés vers le même endroit à partir d’un espace qu’ils occupaient non loin de la mosquée de la nouvelle ville. Ils sont donc 501 migrants à être hébergés dans l’ancienne unité de fabrication de brosses, située à la sortie Est de la ville des genêts, non loin d’une unité de la Protection civile et d’une unité de la Sûreté nationale. Selon un communiqué de la cellule de la communication de la wilaya de Tizi Ouzou, les 491 migrants ont été déplacés d’un site anarchique situé non loin de la gare de Bouhinoun, et où les conditions d’hygiène sont inexistantes. C’est un risque important de les laisser sur les lieux. Un risque pour eux déjà et leurs nombreux enfants, mais aussi pour tous les habitants de la région puisque nous sommes en pleine saison des maladies à transmission hydrique (MTH). Donc le danger est réel pour tous. «Ce site aménagé offre toutes les commodités, notamment en matière d’hygiène», précise le communiqué de la wilaya qui n’omettra pas d’indiquer que «l’opération de transfert s’est déroulée dans de très bonnes conditions, en présence des autorités locales, des services de sécurité et des éléments de la Protection civile». En matière de commodités, il est vrai que l’endroit est beaucoup plus adéquat, comparé au site occupé initialement. En effet, le nouveau site est couvert et dispose de douches et de sanitaires. Un minimum vital. A l’extérieur les lieux sont éclairés, et les migrants sont libres de leurs mouvements. Ils ne sont pas enfermés comme pourraient le croire les vrais militants des droits de l’Homme et le faire croire les faux militants des droits de l’Homme.

M. B.

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