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Sport | Par A. Lemili | 23-07-2017

Le retour sur investissement doit être pris en considération

Quels lendemains pour l’organisation des rendez-vous sportifs internationaux ?

Avant même d’engager toutes les dépenses pour la réalisation, l’adaptation et/ou l’aménagement des sites sportifs et autres infrastructures d’accueil qui garantiraient le succès de l’organisation, les responsables algériens sont censés avoir songer au retour sur investissement. A l’heure actuelle, la majorité des installations sportives dont dispose le pays n’est plus à même de répondre aux besoins primaires des athlètes. L’idée serait alors que l’Etat, le ministère de la Jeunesse et des Sports et certainement d’autres départements ministériels obligatoirement impliqués pour ce faire, s’engagent sur la réalisation à hauteur d’une demi-douzaine de wilayas importantes, autant sur le plan géographique qu’économique, des infrastructures sportives qui répondraient à l’idéal olympique en premier lieu, avec tout ce que ce genre de projet entraîne derrière. Or, à voir les choix des responsables algériens, avec notamment l’organisation de ponctuels évènements sportifs régionaux et, à un degré moindre, continentaux, il parait pour le moins illusoire de voir le pays en accueillir un jour un qui le placerait sous les feux de la rampe et l’actuelle localisation du Championnat du monde de hand-ball des moins de 21 ans ne devrait surtout pas, par de superbes raccourcis auxquels sont habitués les responsables des sports, être utilisée comme référence ou point de mire.

L’Algérie retrouve progressivement le goût des grandes manifestations sportives. Non pas seulement à celles auxquelles ses représentants participent, bon an mal an, mais plutôt leur organisation sur son sol. Faudrait-il toutefois se poser la question suivante : ces manifestations sont elles organisées parce que les responsables ont le souci de s’inscrire dans un mouvement international quasi naturel au sein duquel l’objectif premier est de se rappeler au bon souvenir de la communauté sportive mondiale, continentale, régionale ou bien parce qu’à travers une telle opération c’est des buts encore plus importants qui sont visés, à savoir la dynamisation du tourisme, voire la relance du tourisme étranger, et forcément tout ce qui y serait annexe, celle d’une économie nationale qui, au-delà des possibles rentrées financières, se retrouverait automatiquement relancée grâce aux investissements appelés à être réalisés via la réalisation de nouvelles infrastructures sportives et du réaménagement de nombreuses autres, entre terrains et stades toutes disciplines confondues, piscines, village (olympique), routes, moyens de transports et forcément du formidable emploi qui en résulterait ? La réponse la plus attendue serait évidemment que notre pays serait déjà doté des infrastructures idoines. Autrement dit, la question de la réalisation de nouvelles infrastructures risque d’être évacuée d’un revers de main, quant aux opérations de réaménagement, sinon liftings, elles pourraient effectivement être engagées et pour cause d’abord l’état des lieux… alarmant, mais aussi l’obsolescence de certaines structures à l’image des quelques bassins d’eau existants et qui ne répondent pas à des normes en constante évolution. Depuis quelques années, les instances sportives internationales n’arrêtent pas de voir grand comme en témoignent le football, discipline la plus populaire avec les Jeux olympiques évidemment, et le passage de la Coupe du monde de 24 nations à 32, alors que celle des nations africaines, dont les responsables à hauteur de la CAF ne se résolvant pas à prendre le train en marche, décidaient de même en multipliant le nombre de sélections participantes. Le gigantisme prenait le pas désormais sur la notion de sport que d’aucuns considéraient pour se justifier comme un anachronisme. Dans ce maelstrom où s’inscrirait alors l’Algérie, si la course vers l’organisation de grands évènements sportifs n’est pas, parallèlement, accompagnée par des réalisations conséquentes comme cela a été le cas pour la Grèce, la Russie (Sotchi) et le Royaume-Uni quand ils ont eu à accueillir les Jeux olympiques, des jeux pour lesquels ils ont bataillé dur et fort pour les obtenir. Sauf que force est de constater que pour ces pays la vie n’est plus peinte en rose depuis. L’ensemble des réalisations faites par les Grecs tombe en ruines à telle enseigne qu’elles viennent rejoindre les vestiges du passé, la Russie a, certes, organisé les jeux d’hiver mais les installations réalisées ont tout d’abord énormément coûté (plus de six fois la prévision initiale) et ensuite ne sont pas et ne risquent pas d’être utilisées à plein temps. Enfin, le retour sur investissement attendu par les Anglais n’est jamais arrivé. Et c’est justement à ce retour sur investissement qu’il faudrait songer pour les responsables algériens. A l’heure actuelle la majorité des installations sportives dont dispose le pays n’est plus à même de répondre aux besoins primaires des athlètes. L’idée serait alors que l’Etat, le ministère de la Jeunesse et des sports et certainement d’autres départements ministériels obligatoirement impliqués pour ce faire, s’engagent sur la réalisation à hauteur d’une demi-douzaine de wilayas importantes, autant sur le plan géographique qu’économique, des infrastructures sportives qui répondraient à l’idéal olympique en premier lieu, avec tout ce que genre de projet entraîne derrière, mais aussi à faire en sorte que celles-ci (réalisations) devraient continuer à être exploitées sans discontinuer une fois l’évènement clos. Or, à l’allure à voir les choix des responsables algériens avec notamment l’organisation de ponctuels évènements sportifs régionaux et à un degré moindre continentaux, il parait pour le moins illusoire de voir le pays en accueillir (évènements) un jour qui le placerait sous les feux de la rampe et l’actuelle localisation du Championnat du monde de hand-ball des moins de 21 ans ne devrait surtout pas, par de superbes raccourcis auxquels sont habitués les responsables des sports, être utilisée comme référence ou point de mire.

A. L.

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