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Régions | Par Algérie presse service | 24-07-2017

Rassemblés devant le siège de la daïra de M’Chedellah

Bouira : des dizaines de citoyens d’Ath Ibrahim réclament l’eau potable

Des dizaines de citoyens de la localité d’Ath Ibrahim, relevant de la commune de M’Chedallah (est de Bouira), se sont rassemblés hier devant le siège de la daïra pour protester contre le manque enregistré en matière d’eau potable au niveau de leur village qui compte quelque 12 000 habitants.

Des dizaines de citoyens de la localité d’Ath Ibrahim, relevant de la commune de M’Chedallah (est de Bouira), se sont rassemblés hier devant le siège de la daïra pour protester contre le manque enregistré en matière d’eau potable au niveau de leur village qui compte quelque 12 000 habitants. Les manifestants, des jeunes pour la plupart, se sont rassemblés à partir de huit heures devant le siège de la Daïra de M’Chedallah avant de bloquer l’accès principal de l’édifice pour réclamer une solution urgente à leurs problèmes, parmi lesquels notamment l’eau potable, dont le village vit ces dernières semaines un manque criard en la matière. «Cela dure depuis des semaines, nos robinets sont à secs, il n’y a plus d’eau potable dans nos maisons, nous nous alimentons à l’aide de citernes et cela nous fatigue, où sont nos autorités ? Nous voulons une solution urgente», scandaient-ils devant le siège de la daïra. Certains dénoncent une «répartition injuste» de ce liquide vital qui provient de l’unique source noire (El-Insar Averkane), située en contrebas du mont des M’zarir. «Pourquoi certains villages sont alimentés un jour sur deux et d’autres ne le sont qu’une fois par semaine et parfois ne le sont pas du tout», s’est demandé Achour, un des représentants du village, appelant le chef de la daïra à trouver une solution idoine pouvant mettre un terme à cette injustice que subissent les habitants d’Ath Ibrahim. Pour leur part, les responsables de la daïra ont ouvert un dialogue avec des représentants de ce village afin de s'enquérir des détails des problèmes, puisque certains autres protestataires évoquent, d’autre part, les piquetages illicites sur le réseau du village qui ont conduit à la réduction du volume d’eau mobilisé pour cette région. Après une heure de discussion, les responsables municipaux et de la daïra ont proposé aux habitants protestataires d’alimenter leur village deux heures tout les deux jours «et ce comme solution provisoire, en attendant d’examiner en projet ce problème». Cela a carrément été rejeté par les manifestants, qui exigent plutôt «une solution efficace et définitive». «Nous voulons de l’eau potable, et nous voulons que notre localité soit approvisionnée comme toutes les autres localités de la commune», ont réitéré les manifestants aux responsables de la daïra. Ces derniers ont appelé les protestataires à la sagesse et à la retenue afin d’examiner ce dossier dans la sérénité.

La source d’El-Insar Averkane alimente les deux communes Saharidj et Aghbalou ainsi que les villages de Thaâricht Bouchène, Boumejvar, Tamourth Ouzemmour et Ath Ibrahim qui relèvent de la municipalité de M’Cheddalh. En cette période d’été, la source est affaiblie à cause de la chaleur et de la forte demande. Cela s’est répercuté négativement sur le volume d’eau mobilisé pour les trois communes, a expliqué à l’APS, le directeur de l’Algérienne des Eaux (ADE), Haouchène Remdane. Ce dernier a ajouté qu’un programme de répartition d’eau potable, à partir de cette source, avait été élaboré de façon équitable devant permettre d’alimenter les villages Thaâricht Bouchène, Boumejvar, Tamourth Ouzemmour et Ath Ibrahim 12 heures durant, soit un jour sur deux (1jour/2). Les villages de Selloum et Tiksiridène qui relèvent de la commune d’Aghbalou bénéficient d’un même volume, soit 12h, alors que la municipalité de Saharidj et ses villages périphériques sont alimentés 24 heures/2jours, a détaillé M. Haouchène. Le responsable de l'ADE a fait savoir en outre que les villages de M’Chedallah qui souffrent de manque d’eau potable seront bientôt raccordés au réseau du barrage de Tilesdit juste après la fin des travaux de réalisation d’une station de pompage. «Avec le raccordement prochain, nous n'aurons plus ce problème», a-t-il assuré.

APS

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